Parti nul: l'option de la «non-option»

Aucun des 24 candidats du Parti nul ne souhaite être élu. Si par malheur cela devait arriver, le nouveau député laisserait son siège vacant. La formation politique - dont la moyenne des candidats est de 29 ans - est née pour que les électeurs puissent protester contre les autres partis grâce à cette «non-option».
Le chef, Renaud Blais, enseigne la philosophie au Cégep de La Pocatière. C'est lorsqu'il avait 21 ans en 2009 qu'il a mis sur pied le Parti nul. Son constat? Il n'existe pas d'option pour les citoyens qui rejettent tous les partis politiques existants, mais qui souhaitent exercer leur droit démocratique. 
«Il y a beaucoup de jeunes qui ne se sentent pas interpellés par les institutions démocratiques. Ils sentent qu'au final, leur opinion, leur vote, n'a pas d'influence», fait valoir M. Blais. En 2012, 10 candidats se sont présentés, obtenant 0,06 % des voix. Cette fois, les électeurs de 24 circonscriptions pourront choisir le Parti nul. 
D'ailleurs, son chef promet que la formation continuera d'exister tant et aussi longtemps que la Loi électorale ne sera pas changée pour ajouter sur le bulletin de vote une véritable case blanche «aucune de ces réponses».