Le gouvernement Marois n'a pas laissé les retraités à eux-mêmes, insiste le porte-parole du syndicat des travailleurs de la White Birch.

Papiers White Birch: le syndicat contredit le PLQ

Il est faux de prétendre que le gouvernement Marois a abandonné à eux-mêmes les retraités de la papetière White Birch, contrairement à ce qu'a affirmé le député libéral sortant Jean D'Amour.
Le syndicat représentant les travailleurs des trois usines de l'entreprise a tenu à faire cette mise au point. Samedi matin, à Cacouna, où il recevait son chef Philippe Couillard, M. D'Amour a évoqué le sort des pensionnés qui se sont fait brutalement couper leurs prestations, lors de la faillite de leur employeur.
L'élu représentant Rivière-du-Loup a rappelé avoir assisté à une rencontre des employés avec la ministre du Travail Agnès Maltais, à l'automne. «Les travailleurs devraient passer un beau Noël, aurait dit la péquiste. J'espère qu'ils vont passer au moins un beau congé de Pâques. Mais, j'en doute. Le gouvernement les a laissé tomber.»
«Très mauvaise foi»
«Je ne suis pas d'accord», a indiqué au Soleil le directeur adjoint d'Unifor. Le principal problème est la «très mauvaise foi» du propriétaire, a insisté Renaud Gagné.
Le syndicaliste a rappelé qu'à son arrivée au ministère, Mme Maltais a poursuivi la démarche entreprise par son prédécesseur libéral Sam Hamad, démarche jugée insuffisante aux yeux d'Unifor. En haussant le niveau de prestations, la compagnie pourrait accéder à 35 millions $ en prêts pour rénover ses installations.
Faute de réponse, le gouvernement Marois a attendu pendant six mois avant de décréter l'étalement sur 10 ans du déficit du régime de pensions, a rappelé M. Gagné. Pendant des semaines, le propriétaire ne s'est pas rendu disponible pour discuter du règlement édicté. Un différend entre un regroupement des cadres à la retraite de l'ensemble de l'entreprise et des retraités syndiqués de l'usine de Québec continue de retarder l'aboutissement du dossier.
Les difficultés financières de Papiers White Birch se sont traduites par des coupes dans le chèque de pension des ex-travailleurs. Ceux des usines de Masson, en Outaouais, et de Rivière-du-Loup ont été réduits de 50 %; ceux de Québec, de 60 %. Une entente ferait remonter le niveau de prestations à plus de 90 % pour les deux premiers groupes, et à 70 % à Québec.