La barbe de Sting a bien fait jaser les spectateurs du Paléo Festival.

Paléo Festival: un Sting au poil

Sting avait l'honneur de clore la soirée du Paléo, mercredi. S'il est arrivé avec un spectacle généreux et parfaitement rodé, c'est sa... barbe qui a d'abord soutiré des commentaires à quelques festivaliers, bien qu'il arbore le look lumbersexuel depuis un certain temps...
<p> Olivia Merilahti de The DØ</p>
Celui qui est né Gordon Sumner a offert une performance si solide que l'attention est rapidement revenue sur la musique. Il a navigué avec aisance dans son répertoire, qu'il soit solo ou de l'époque de The Police, se permettant çà et là d'y mettre des couleurs reggae, jazz ou funk et d'y insérer des passages instrumentaux. Il avait à ses côtés des musiciens de premier ordre, lui assurant de donner le meilleur de chaque pièce, dont les complices de longue date Dominic Miller (guitare) et David Sancious (claviers) ainsi que le batteur Vinnie Colaiuta et un redoutable violoniste, dont nous n'avons pu saisir le nom. Sous la pluie, son Heavy Cloud No Rain est devenu un hymne approprié, la foule scandant bien sûr «no rain».
The DØ
Mardi, on a eu la chance de voir les Français de The DØ à l'oeuvre. La formation a comblé son public sans opter pour la facilité. Le virage électro amorcé avec le récent Shake Shook Shaken s'est transporté dans le matériel des albums précédents, remodelé habilement. Au micro, Olivia Merilahti, la voix toujours assurée, était incandescente, tandis que, derrière elle, les musiciens étaient on ne peut plus synchro.
Pour conclure la soirée, on avait fait appel à Kings Of Leon. Les Américains faisaient un de leurs rares concerts cette année, comme l'a précisé le chanteur, Caleb Followill. Or ils n'en étaient pas moins prêts : les chansons se fondaient les unes dans les autres et, surtout, le groupe familial affichait ce son particulièrement homogène qui est le sien.
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Le Soleil est l'invité du Paléo Festival.