Le chef d'Option nationale, Sol Zanetti, a débuté sa campagne en Gaspésie. Il sera à Gaspé jeudi.

Option nationale: quand gouvernance rime avec indépendance

Le chef d'Option nationale, Sol Zanetti, était en Gaspésie mercredi lors du lancement de la campagne électorale, un déplacement planifié de longue date, dit-il, et qui fait partie des efforts du parti souverainiste pour présenter des candidats dans les 125 circonscriptions du Québec.
Professeur de philosophie jusqu'en octobre et maintenant chef à temps complet, M. Zanetti, 31 ans, entend parler de l'indépendance du Québec aussi souvent qu'il le pourra.
«L'important, c'est qu'il faut que ça [l'indépendance] soit incarné dans des projets de gouvernance [...]. Dans la santé, il y a deux ministères, un à Ottawa et un à Québec. C'est la même chose dans les transports et ailleurs. On se retrouve devant des gouvernements qui prennent souvent des décisions allant dans des directions différentes. Ça coûte cher», aborde-t-il.
Il aime utiliser le livre de Stéphane Gobeil, Un gouvernement de trop, paru en 2010, pour étoffer son argumentaire. Il favorise le développement de la filière éolienne à condition «que cette énergie serve à l'électrification des transports publics et privés, pour réduire nos importations de pétrole et améliorer notre balance commerciale».
La division des forces souverainistes ne forcera-t-elle pas une alliance, notamment d'Option nationale avec Québec solidaire? Sol Zanetti ne répond ni oui ni non; il assure que son parti doit s'abstenir de compromis sur la place qu'occupe la souveraineté dans son échelle de valeurs.
Collaboration
«Nous sommes le seul parti qui s'engage clairement à faire la souveraineté dans un premier mandat. Il faudra la faire avec tous les indépendantistes. Le PQ [Parti québécois] a fait ça à ses débuts, et c'est pour ça que ça a marché. La coalition du PQ s'est effilochée à chaque fois à partir du moment où il y a eu mise en veilleuse de l'option souverainiste. Depuis 1995, ils ont perdu, probablement irrémédiablement, toute la gauche. Quand les deux autres partis souverainistes vont se mettre d'accord [pour mettre la souveraineté à l'avant-plan], nous serons d'accord avec une collaboration», note M. Zanetti.
Il qualifie la place réservée à la souveraineté par Québec solidaire d'«habile», mais il voit le projet de constitution québécoise de ce parti comme «une possibilité qu'elle soit soumise à la constitution canadienne».
Option nationale a démarré la campagne avec un solde de 110 000 $ dans son compte, 50 000 $ à venir en vertu des nouvelles modalités de financement des partis, et «les dons qui seront faits pendant la campagne», dit M. Zanetti.
Il a confirmé mercredi le retour des candidats Louis-Patrick Saint-Pierre dans Bonaventure et Frédérick Deroy dans Gaspé. La recherche pour un candidat aux Îles-de-la-Madeleine devrait déboucher sous peu, note-t-il.