Le chef d'Option nationale, Sol Zanetti, a critiqué l'attitude de Québec solidaire par rapport au PQ, expliquant que refuser une alliance pourrait faire obstacle au projet d'indépendance.

Option nationale juge Péladeau plus utile à la barre de Québecor

Contrairement à Québec solidaire, Option nationale (ON) s'allierait volontiers avec le Parti québécois (PQ) et son candidat vedette, Pierre Karl Péladeau, si l'objectif commun était de rapidement réaliser la souveraineté. Mais pour soutenir la cause, le chef Sol Zanetti croit que l'homme d'affaires serait plus utile en mettant à contribution son empire médiatique que comme député.
«Si un jour le PQ se montre extrêmement déterminé à faire l'indépendance dans un premier mandat et retrouvait son audace de 1969, il ne faudrait pas faire obstacle à cela», a expliqué lundi matin le chef d'Option nationale, Sol Zanetti, en marge d'une conférence de presse visant à dénoncer le vote stratégique.
Le candidat dans Jean-Lesage dénonce l'attitude de la formation solidaire à cet égard, qui est trop campée à gauche, selon lui. «Chez Québec solidaire, on sent comme une espèce d'aversion de travailler avec qui que ce soit qui est un peu à droite du centre gauche. Cela peut faire obstacle à l'indépendance. Il n'y a pas suffisamment d'indépendantistes au Québec pour qu'on se divise sur des questions de gouvernance provinciale», fait valoir M. Zanetti. «Ils vont se cantonner à 10 % de l'électorat et faire des cadres budgétaires complètement irréalistes dans la colonne des revenus», ironise le chef oniste.
Ce dernier se dit même prêt à travailler avec l'homme d'affaires, Pierre Karl Péladeau, avec qui il ne partage pourtant pas les «positions antisyndicales». «S'il devenait un partenaire de l'indépendance, ça serait une bonne chose. Mais je ne ferais jamais alliance avec des gens un tant soit peu racistes ou violents», précise Sol Zanetti. Il ajoute également que le mariage devra être de courte durée, soit le temps de réaliser l'indépendance du Québec, pour permettre une nouvelle division des formations politiques en fonction de leurs orientations idéologiques.
Mais le jeune chef tient à souligner que pour réaliser l'indépendance du Québec, le candidat du PQ dans Saint-Jérôme serait plus utile à l'extérieur d'un parti. En tant que propriétaire d'un conglomérat médiatique, Pierre Karl Péladeau pourrait ainsi s'assurer qu'au moins un de ses journaux mette de l'avant l'option souverainiste. À l'heure actuelle, déplore-t-il, seul Le Devoir a une ligne éditoriale en ce sens.
Contribution des médias
«Si le Journal de Québec ou de Montréal avait une ligne éditoriale plus indépendantiste, ça ferait une belle diversité. Je n'irais pas jusqu'à dire qu'il mette tous ses médias [à contribution], ce serait incohérent avec notre objectif qui est la liberté de la presse», explique Sol Zanetti.
Dans sa plateforme électorale, ON propose de créer le «Conseil des communications du Québec», une société d'État qui serait «responsable de réglementer et superviser les communications au Québec, dont le premier mandat sera de mettre sur pied une commission indépendante qui se penchera sur la concentration des médias au Québec et formulera des recommandations au gouvernement».