Treize individus ont été arrêtés mercredi dernier dans le cadre d'une opération menée par la Sûreté du Québec en lien avec l'exploitation sexuelle des enfants et de la pornographie juvénile. Un quatorzième a été épinglé depuis.

Opération «Malaise»: des présumés pédophiles pourraient être remis en liberté jeudi

Les 13 hommes arrêtés dans le cadre de l'opération «Malaise» portant sur des crimes de pornographie juvénile resteront en détention au moins jusqu'à jeudi: à ce moment, il est fort possible que certains soient remis en liberté dans l'attente de leur procès.
Ces hommes arrêtés lors de l'opération initiale avaient comparu jeudi dernier. Mais il y a désormais 14 prévenus: un autre homme, Richard Lévesque, a été arrêté en fin de semaine.
Les individus sont âgés de 27 à 74 ans. Quelque 11 perquisitions avaient été menées dans diverses résidences. L'opération a eu lieu dans les régions de Montréal, de Québec, de Lévis, de Trois-Rivières, de Saint-Eustache et de Toronto.
Selon la SQ, au moins un suspect est de Québec et un autre réside à Lévis. Douze ou treize sont du Québec et un vient de l'Ontario.   
Leur enquête de remise en liberté devait avoir lieu mardi matin au palais de justice de Montréal.
Toutefois, dans le cas de plusieurs accusés, la Couronne a déclaré qu'elle effectuait certaines vérifications et cherchait à obtenir des garanties de leur part. Si tout est à sa satisfaction, ils pourraient être libérés jeudi. Parmi les vérifications d'usage, la distance entre la résidence d'un accusé et les écoles est normalement évaluée.
Si la Couronne n'est pas satisfaite, une enquête de remise en liberté aura lieu mardi prochain, comme pour ceux pour qui la Couronne a d'ores et déjà déterminé qu'elle serait nécessaire.
Un des hommes déjà incarcéré
En ce qui concerne l'accusé Vincent Rodrigue, il a renoncé à son enquête de remise en liberté. Il demeurera ainsi détenu jusqu'à la fin de son procès. Lorsqu'il avait été arrêté, l'homme de 39 ans était déjà incarcéré dans une autre affaire criminelle.
Le plus jeune des 14 accusés de l'opération «Malaise» a 27 ans et le plus vieux a 74 ans. Les faits reprochés remontent à 2003 et dans certains cas vont jusqu'en 2016.