David Markle

Omnium du Québec: un investissement payant pour David Markle

Au lieu de dépenser près de 2000$ pour l'achat d'un billet d'avion qui l'aurait mené aux îles Canaries, il a opté pour la solution la plus avantageuse : un plein d'essence de 60 $ pour s'amener en ville. Et après deux rondes à l'Omnium du Québec, au club de golf La Faune, le placement de David Markle pourrait s'avérer très rentable.
Après avoir roulé 70, jeudi, le joueur ontarien a ramené une carte de 66, vendredi avant-midi, pour faire partie d'une quadruple égalité en tête.
«Sérieusement, ça coûtait vraiment trop cher pour un seul tournoi, et je pense qu'il y avait quatre escales. Quand j'ai su qu'il y avait un omnium à Québec, j'ai essayé de m'inscrire. Heureusement», disait le golfeur du club Shelburne, au nord de Toronto.
Markle passe beaucoup de temps sur le vieux continent depuis qu'il a fait le saut dans les rangs professionnels, à l'automne 2009. Après avoir franchi la première étape des qualifications de la PGA, il a aussi participé à l'école des qualifications (Q-School) à trois reprises, en plus de tenter sa chance de l'autre côté de l'Atlantique, où il a goûté au Challenge Tour européen.
«Cette saison, j'ai obtenu un statut conditionnel, qui me permet d'entrer dans un tournoi à la dernière minute. Depuis l'automne dernier, ma vie est un peu folle», racontait en riant celui qui présente un cumulatif de - 8 après deux rondes.
De Baltimore à Copenhague
Comme ce matin, au printemps dernier, où son téléphone a sonné à 4h du matin pour lui confirmer qu'une place l'attendait dans un tournoi à Copenhague, au Danemark, deux jours plus tard. Le hic, c'est qu'il se trouvait... à Baltimore, aux États-Unis.
«J'ai pris un billet pour une semaine et je suis arrivé à Copenhague à 17h, le mercredi. Je me suis acheté un calepin de lecture, j'ai arpenté le terrain en soirée avec un télémètre et pris le départ le jeudi matin. J'ai perdu quatre balles dans les cinq premiers trous, au point où je me demandais si je n'avais pas un trou dans mon sac et si j'allais en avoir assez pour finir la ronde...»
Il a réussi à faire la coupure, et pendant qu'il se trouvait à l'aéroport pour rentrer en Amérique, il a décidé de modifier son billet pour se rendre à Salzbourg, en Autriche, dans l'espoir de participer à un autre tournoi. On l'invitera à le faire à la dernière minute...
«C'est fou, mais c'est le fun. Il s'agit d'une belle occasion de voyager, de jouer au golf, de grandir. Mais je suis content d'être ici et de renouer avec des gars qu'on n'a pas vus depuis longtemps. Je n'ai pas si bien joué en Europe, alors c'est bien de revenir à la base, à nos racines, à ce qui fonctionnait bien, avant.»
Avec un cumulatif de 136, Markle fait partie du groupe de tête à l'aube des deux dernières rondes.
«Quand j'étais plus jeune, j'avais des objectifs et des aspirations, mais ça peut être un couteau à double tranchant. Maintenant, je m'assure de jouer comme je dois le faire puisque je ne contrôle pas ce que font les 100 autres joueurs, et si j'y parviens, j'ai une chance d'être là à la fin.»