L'armée canadienne cherche toujours à savoir pourquoi des obus étaient enterrés sous le terrain du magasin Canac du boulevard Henri-Bourassa, à Charlesbourg.

Obus retrouvés à Charlesbourg: les projectiles seront détruits

Les 26 obus retrouvés sur le terrain du Canac situé sur le boulevard Henri-Bourassa, à Charlesbourg, ont été transportés à la base militaire de Valcartier pour y être détruits.
Le porte-parole de la Défense nationale, Daniel Blouin, a souligné samedi au Soleil que des membres des Forces armées canadiennes travaillaient à «identifier» l'origine des obus.
M. Blouin ne pouvait toujours pas expliquer pourquoi des objets de type artillerie militaire se trouvaient sur le terrain du Canac. «Il faut d'abord les identifier», a-t-il commenté.
Vendredi, ce sont des travailleurs effectuant des travaux d'excavation sur le site qui ont fait la découverte. Ils ont alors contacté le Service de police de la Ville de Québec.
Les policiers ont par la suite érigé un périmètre de sécurité autour du chantier de construction jusqu'à l'arrivée d'une équipe militaire spécialisée en explosifs. Aucune évacuation n'a été nécessaire.
Hypothèses
En attendant que l'armée identifie la provenance des obus, certaines hypothèses circulent. Des lecteurs ont évoqué au Soleil que le terrain du Canac avait été utilisé dans les années 50 par un ferrailleur. «Certains jeunes pénétraient à l'intérieur de la cour en question et ramenaient toute sorte de trouvailles. En particulier des rouleaux de papier ciré qui servaient à tracer des chemins à travers les champs de mines. Une fois, en particulier, un jeune est sorti avec un obus», nous a écrit Claude.
Un autre lecteur, André, souligne pour sa part que «l'endroit où a été construit le Canac est un ancien marais : il y a eu du remplissage là, voilà une cinquantaine d'années, avant la construction de l'autoroute de la Capitale [aujourd'hui l'autoroute Félix-Leclerc]».