Barack Obama souhaite se rendre à Cuba avant la fin de son mandat.

Obama ouvert à se rendre en visite à Cuba

Barack Obama souhaite toujours se rendre à Cuba avant la fin de son mandat en janvier 2017, mais juge que ce déplacement ne sera possible que si de réels progrès sont enregistrés en termes de libertés individuelles sur l'île communiste.
«Je souhaite vraiment aller à Cuba mais il faut que les conditions soient réunies», affirme le président américain dans un entretien à Yahoo! News diffusé lundi, un an après l'annonce d'un rapprochement historique entre les deux anciens ennemis de la Guerre froide.
La Maison Blanche a déjà, à plusieurs reprises, évoqué un possible voyage présidentiel à Cuba tout en restant évasive sur le calendrier.
Le secrétaire d'Etat américain John Kerry s'est rendu sur place en août pour la réouverture de l'ambassade américaine à La Havane.
«Ce que j'ai dit au gouvernement cubain est : si nous voyons clairement des progrès sur les libertés des Cubains ordinaires, je serais ravi de me rendre sur place pour mettre ces progrès en lumière», explique-t-il, soulignant que cela ne l'intéresse pas de «simplement valider le statu quo».
«Si je me rends sur place, il est clair que je dois être en mesure de parler à tout le monde», ajoute-t-il, soulignant qu'il va observer avec attention l'évolution de la situation sur place au cours des mois qui viennent.
Le «pragmatisme» de Raul Catro
Interrogé sur sa perception de son homologue cubain Raul Catro, M. Obama cite son «pragmatisme» et estime qu'il n'est pas un «idéologue». «Je pense que Raul Castro est conscient qu'il y a un besoin de changement», ajoute-t-il.
Washington et La Havane ont amorcé leur rapprochement le 17 décembre 2014. Après avoir rétabli leurs relations diplomatiques en juillet, les deux pays ont lancé une série de négociations sur l'immigration, les droits de l'homme, les contentieux financiers ou encore la lutte contre le trafic de drogue.
Etape symbolique importante : ils ont annoncé vendredi le rétablissement de leurs liaisons postales directes, interrompues il y a plus d'un demi-siècle.