«C'est fini d'être la seule députée qui représente la Ville de Québec à l'Assemblée nationale», a déclaré Agnès Maltais, qui croit que son directeur de cabinet candidat dans Jean-Lesage, Pierre Châteauvert (à droite), et Michel Guimond occuperont chacun un siège à côté d'elle au Parlement.

«Nous, on respecte nos adversaires» dit Agnès Maltais

Au contraire de Philippe Couillard, les candidats du Parti québécois «n'haïssent pas» et ne «détestent pas» leurs adversaires. C'est la députée sortante de Taschereau, Agnès Maltais, qui a tenu à répliquer au chef du Parti libéral ce matin, lors de l'investiture de l'ex-bloquiste Michel Guimond dans Montmorency.
<p>Michel Guimond soutient notamment vouloir s'occuper de la condition de vie des aînés et des familles.</p>
Ce dernier répondait aux questions des journalistes sur ses adversaires dans sa circonscription lorsque Mme Maltais, qui n'était pas directement interpelée, a pris le micro.
«Si vous me permettez, je voudrais ajouter quelque chose. Au Parti québécois, nous n'haïssons pas et nous ne détestons pas nos adversaires», a lancé celle qui était jusqu'à la dissolution de l'Assemblée nationale ministre responsable de la Capitale-Nationale.Encouragée par les applaudissements des militants présents dans la salle, elle a renchéri. «Au Parti québécois, porter des opinions, des convictions, vouloir représenter les autres, c'est un honneur. Alors pour nous, un adversaire, ça se respecte», a-t-elle lancé.
«J'en ai contre le Philippe-flop qu'on a vu hier [mercredi], parce que Philippe Couillard avait dit qu'il fallait changer la façon de faire la politique, faire la politique autrement. Et le premier jour, il dit qu'il haït, qu'il déteste le Parti québécois. Nous, on respecte nos adversaires», a soutenu Agnès Maltais.
Plus seule à l'Assemblée nationale
Elle s'est dite par ailleurs convaincue que les gens de région sauraient reconnaître le travail de sa formation politique.
«C'est fini d'être la seule députée qui représente la Ville de Québec à l'Assemblée nationale», a ajouté la députée sortante, qui croit que son directeur de cabinet candidat dans Jean-Lesage, Pierre Châteauvert, et Michel Guimond occuperont chacun un siège à côté d'elle au Parlement.
Ce dernier a longuement fait valoir son travail de terrain alors qu'il était député bloquiste dans Montmorency-Charlevoix-Haute-Côte-Nord de 1993 à 2011. Malgré qu'il ait choisi de faire le saut en politique provinciale, M. Guimond a dit toujours croire à la pertinence de la présence de son ancienne formation politique à Ottawa pour laquelle il confirme avoir été sollicité pour en devenir le chef.
«Je demeure persuadé que l'on a besoin du Bloc, que l'on a besoin de souverainistes à Ottawa, mais la bataille, j'ai le goût de la faire ici», a-t-il expliqué. «Dans les années 70, j'ai été péquiste avant d'être bloquiste», a également souligné le politicien qui vient de souffler ses 60 bougies.
Celui qui a eu des ennuis de santé en 2011- un cancer du côlon- se dit parfaitement rétabli et en pleine forme. Il soutient notamment vouloir s'occuper de la condition de vie des aînés et des familles. Michel Guimond affirme par ailleurs que pour la région, il priorisera les projets au parc de la Chute-Montmorency afin de dynamiser le secteur et amener les touristes à y rester plus longtemps que les quelques minutes requises pour prendre des photos.
Mot d'ordre au sujet d'un référendum ?
Après les déclarations jeudi du candidat du Parti québécois dans Portneuf, Hugues Genois, indiquant qu'il n'était pas pressé de tenir un référendum dans un premier mandat, un mot d'ordre semble avoir été donné aux troupes de Pauline Marois.
Questionnés séparément jeudi à savoir s'ils étaient du type patient ou plutôt empressé, les trois candidats de la région de Québec, Agnès Maltais, Pierre Châteauvert et Michel Guimond, avaient tous la même réponse.
«Le Parti québécois est un parti souverainiste. Dans le programme, Mme Marois s'est engagée à ce qu'il y ait un livre blanc sur la souveraineté et qu'il y ait un processus de consultation. Je vais me conformer à cela», ont-ils tous répondu en substance.