Scott Niedermayer en compagnie de son fils Joshua. Comme papa à ses belles années dans la LNH, fiston porte le numéro 27 avec les Ducks Jr d'Anaheim.

Nostalgique Niedermayer

Un nostalgique, Scott Niedermayer? Il semble que oui! Du moins en ce qui concerne les amphithéâtres. S'il admet d'un côté que le Centre Vidéotron «est un édifice impressionnant», de l'autre, il a le sentiment que «les nouveaux bâtiments sont un peu tous similaires».
Père de quatre garçons, Niedermayer est un habitué du Tournoi pee-wee. «Je suis venu il y a trois ans et il y a cinq ans. La dernière fois, cet amphithéâtre était à moitié construit», a-t-il dit, rencontré vendredi dans les corridors du Centre Vidéotron, où il aide l'équipe d'entraîneurs des Ducks Jr d'Anaheim. 
Ses deux dernières visites étaient donc au Colisée. «C'est évidemment très différent de l'ancien édifice! [...] C'est une expérience très agréable», a-t-il louangé. «C'est tout simplement beau.»
Reste que l'ancien porte-couleur des Devils du New Jersey et des Ducks ne peut s'empêcher de faire dans la nostalgie en se rappelant tous ces anciens amphithéâtres dans lesquels il a évolué durant sa carrière, dont le Colisée. 
«J'ai été très chanceux. J'ai pu jouer dans presque tous les vieux arénas. Montréal [Forum], Québec, Toronto [Maple Leaf Garden], Boston [Boston Garden], Chicago [Chicago Stadium]... Il y a tellement d'histoire dans ces édifices. C'étaient vraiment de bons moments», a-t-il énuméré.
Un souvenir de Québec? «Rien de vif, ça fait quand même 25 ans ou quelque chose comme ça. Mais je me souviens que quelqu'un [un Nordiques] qu'on avait affronté nous avait dit d'essayer les hot-dogs. Alors après le match nous en avons tous mangé!» a-t-il rigolé. 
Sur une note plus sérieuse, l'ancien numéro 27 âgé de 43 ans a affirmé qu'il n'arrivait tout simplement pas à retrouver ce sentiment d'authenticité qui donnait une âme à chaque repaire. «C'est certain qu'aujourd'hui, les arénas sont confortables, autant pour les fans que pour les joueurs. Ce sont de magnifiques endroits pour regarder des matchs de hockey. Mais à plusieurs égards, ils sont un peu tous pareils», a-t-il exprimé. 
«Les anciennes patinoires étaient plutôt uniques. Même les dimensions des glaces étaient plus petites ou plus grandes selon les endroits», a-t-il rappelé. «Alors oui, les arénas d'aujourd'hui sont beaux et confortables, mais ils suscitent tous un peu les mêmes sentiments.»
Parmi les grands
Gagnant de quatre Coupes Stanley, dont trois avec les Devils (1995, 2000, 2003) et une avec les Ducks (2007), Niedermayer, originaire d'Edmonton, se retrouve sur la liste des 100 plus grands joueurs de l'histoire, publiée pour les 100 ans de la Ligue nationale de hockey. Le prestigieux palmarès a été dévoilé par la LNH, il y a deux semaines.
«Faire partie de ce groupe, c'est vraiment un honneur incroyable», a-t-il réagi vendredi. «D'être parmi ces joueurs que j'ai regardés quand j'étais jeune, c'est vraiment spécial. Il y a aussi des joueurs que je n'ai pas pu voir jouer [étant trop jeune] mais dont j'ai entendu les noms. [...] Des noms auxquels on pense tout de suite lorsqu'on parle de hockey. Je me suis senti comme un fan!»
Jamais trois sans quatre? 
À Québec pour la troisième fois depuis 2012, toujours pour le Tournoi pee-wee, le défenseur tout étoile pourrait bien revenir d'ici trois ou quatre ans. Après Logan et Jackson en 2012 et en 2014, puis Joshua cette année, ce pourrait bien être le tour de Luke, présentement âgé de 8 ans.
Selon le paternel, ce sera au fils de décider s'il souhaite s'impliquer suffisamment dans le hockey pour se rendre jusque dans la capitale. «C'est important pour moi [qu'ils suivent leur propre voie]», a-t-il souligné «[Avec le nom] vient une certaine pression, c'est certain. Mais ils vivent bien avec ça.»
En plus de son emploi de père à temps plein, Scott Niedermayer travaille actuellement au développement des joueurs avec l'organisation des Ducks d'Anaheim, dans la LNH.