Le Madison Square Garden, domicile des Rangers de New York, est actuellement l'un des trois seuls amphithéâtres de la LNH ne portant pas le nom d'un commanditaire.

Noms d'arénas: la commandite omniprésente

Un amphithéâtre au nom de Jean-Béliveau? Ce choix irait à contre-courant de ce qui se fait dans la Ligue nationale de hockey.
Tous les arénas de la Ligue nationale de hockey (LNH) portent le nom d'un commanditaire. Sauf trois : le Joe Louis Arena de Detroit, qui est nommé en l'honneur du célèbre boxeur, le Madison Square Garden de New York, qui a emprunté le nom de l'avenue sur laquelle était situé le premier aréna des Rangers et le Nassau Veterans Memorial Coliseum, le domicile des Islanders à Uniondale dans l'État de New York.
À Detroit, cependant, les jours du Joe Louis Arena sont comptés. La Ville a donné le feu vert à la construction d'un nouvel aréna, ouvrant la voie à la démolition du vieil amphithéâtre dès que les Red Wings seront déménagés, en 2017. Le nouveau nom n'a pas été dévoilé.
Les Islanders déménageront quant à eux au Barclays Center de Brooklyn à l'automne 2015.
À Québec, Québecor paiera 33 millions $ sur 25 ans à la Ville pour le droit de baptiser l'amphithéâtre, si aucune équipe de la LNH ne vient s'établir à Québec. Si les Nordiques rentrent au bercail, ce sont 63,5 millions $ sur 25 ans qui aboutiront dans les coffres de la Ville. Mais Québecor n'a jamais caché qu'elle pourrait envisager de sous-louer ses droits afin de réaliser un profit. Nommer l'amphithéâtre en mémoire du «Gros Bill» équivaudrait à renoncer à une lucrative entente avec un gros joueur qui souhaiterait voir son nom scintiller sur la façade de l'aréna.
«Pour ce qui est du nom de l'amphithéâtre, c'est une question commerciale, a soutenu le maire Régis Labeaume. Québecor paie très cher la Ville de Québec pour avoir le droit de mettre un nom là-dessus.»