Vincent Lecorne, président du Centre de transfert d'entreprise du Québec (CTEQ)

Neuf pièges et règles

Le transfert de direction et le transfert de propriété sont deux entités qui ne fonctionnent pas au même rythme.
Vincent Lecorne, président du Centre de transfert d'entreprise du Québec (CTEQ)
Le transfert du savoir-faire est essentiel pour assurer la pérennité de l'entreprise et le maintien des emplois
L'erreur la plus commune concerne l'évaluation de l'entreprise. C'est majeur. Le propriétaire peut s'enliser dans une évaluation émotive et intuitive qui ne se reflète pas dans les chiffres. Il faut faire effectuer une évaluation par un expert indépendant. Il faut se faire dire le vrai prix avant de parler du «fameux» prix.
Ce que l'on a bâti en 30 ou 40 ans ne peut pas se vendre en deux ou trois mois. Il y a des étapes à franchir pour mener le projet à bon port. Sinon, ce sera une vente de liquidation.
Une mauvaise planification cause des inquiétudes chez les employés, les fournisseurs et les clients. La planification du transfert exige aussi un excellent exercice de communication à l'interne comme à l'externe.
Il y a des valeurs, une histoire, une expertise, une mission et une culture d'entreprises qui attirent le repreneur. Ce n'est pas simplement l'affaire de signer un chèque.
Le départ progressif du propriétaire cédant pendant une période de transition bénéficie au repreneur et aux employés.
Reprendre une entreprise est une option sensée pour se lancer en affaires lorsqu'on a la fibre entrepreneuriale. L'entreprise a déjà une valeur, un compte en banque, des clients et des produits. C'est plus simple que de partir à son compte et bâtir de zéro.
En moyenne, les entreprises à reprendre comptent une dizaine d'employés et valent aux environs de 1,5 million $.