La procureure de la Couronne au dossier, Me Nathalie Leroux, a répété, ce matin, devant la Cour, que le ministère public avait dû abandonner une vingtaine de chefs, dont plusieurs de nature sexuelle, à la suite de l'enquête préliminaire. 

Neuf mois dans la collectivité pour des attouchements sur son petit-fils

Malgré le traumatisme psychologique subi par sa jeune victime, un grand-père de Saint-Nérée qui a plaidé coupable à des accusations d'attouchements sexuels sur son petit-fils a bénéficié de la clémence du juge Christian Boulay, jeudi. L'homme aujourd'hui âgé de 75 ans purgera sa peine de neuf mois de détention dans la collectivité.
Les attouchements sur les parties génitales (par-dessus les vêtements) de la victime ont été commis à cinq ou six reprises en 2002 lors de promenades en VTT à Fossambault-sur-le-Lac. La victime avait alors 12 ans.
Durant son témoignage, la victime a dit souffrir de séquelles allant de problèmes de sommeil, de concentration à l'école et d'abus d'alcool à la peur des hommes, en passant par la perte d'estime de lui et un blocage sexuel. «Il a vécu la honte et la culpabilité, comme la majorité des enfants» victimes de crimes sexuels, a résumé le juge Christian Boulay avant de rendre sa sentence.
Au chapitre des facteurs atténuants, le magistrat a notamment retenu la compassion éprouvée par l'accusé à l'égard de sa victime, son témoignage «senti et probant» ainsi que sa volonté de soigner sa déviance sexuelle.
Le septuagénaire sera assigné à résidence 24 heures sur 24 pendant les quatre premiers mois de sa peine, qui est assortie d'une probation de trois ans. Il devra également fournir un échantillon d'ADN et être inscrit au registre des délinquants sexuels pendant 20 ans.
Représentée par Me Nathalie Leroux, la poursuite, qui réclamait une peine d'emprisonnement ferme, n'exclut pas la possibilité de porter la sentence en appel.