De passage à Brossard, le chef du NPD a répondu aux questions des journalistes.

Mulcair demande à Ottawa d'accueillir plus de réfugiés

Le chef du NPD Thomas Mulcair a rabroué le premier ministre sortant Stephen Harper à qui il reproche de refuser d'accueillir immédiatement plus de réfugiés syriens.
Jeudi, à mots couverts, c'est M. Harper qui s'en prenait à M. Mulcair et à son opposition à la participation canadienne aux bombardements aériens contre le groupe État islamique (EI) en Syrie et en Irak. M. Harper lie la crise actuelle des réfugiés à cette lutte contre l'EI même si les Syriens fuient leur pays par milliers depuis le début d'une insurrection contre Bachar el-Assad, révolte qui s'est transformée en guerre civile.
Vendredi matin, à Brossard, M. Mulcair a souligné qu'aucune action militaire n'aurait pu sauver l'enfant noyé dont la photo a fait le tour du monde, cette semaine, et forcé les politiciens canadiens en campagne électorale à se pencher sur la crise des réfugiés.
Tout en disant vouloir éviter d'en faire un enjeu partisan, M. Mulcair a reproché à M. Harper de choisir ses faits. Et il a insisté que dans cette affaire, tout est question de volonté, que rien n'empêche le Canada d'accélérer l'accueil de 10 000 réfugiés syriens comme le lui demandent les Nations unies.
Chômage
Par ailleurs, M. Mulcair a commenté l'augmentation du taux de chômage, en août, y voyant la preuve que le plan économique conservateur ne fonctionne pas. Quant à la promesse, faite par Justin Trudeau à Brossard aussi, de ne pas imposer un péage sur le nouveau pont Champlain, le chef néo-démocrate a rappelé que son parti a fait cette promesse depuis belle lurette et laissé entendre qu'on ne peut pas se fier à des promesses électorales libérales.