De passage au local de campagne de sa candidate Jennifer Hollett à Toronto, M. Mulcair destinait la grande majorité de ses salves à son rival libéral plutôt qu'au premier ministre sortant.

Mulcair, centré sur son message, ne prend pas de questions

Thomas Mulcair a terminé sa campagne comme il l'avait commencé deux mois plus tôt, en refusant de prendre les questions des journalistes pour s'assurer de ne pas dévier de son message.
Et au jour 78 de la plus longue campagne de l'histoire du pays, le message du chef néo-démocrate ne peut être plus clair: c'est lui, la figure du changement après ces dix ans de règne conservateur, pas Justin Trudeau.
C'est ce qu'il a répété au local de campagne de sa candidate Jennifer Hollett à Toronto, destinant la grande majorité de ses salves à son rival libéral plutôt qu'au premier ministre sortant.
Peut-on commencer à aider la classe moyenne plutôt que seulement en parler, a-t-il envoyé, vantant son programme de garderies subventionnées. Ce n'est pas parce que les libéraux n'y sont pas parvenus qu'on ne peut pas le faire, a-t-il ajouté.
Il l'a même interpellé directement: «Justin, pourriez-vous s'il-vous-plaît arrêter de confondre les limites de vos propres capacités avec les limites de ce qui peut être fait?»
Sur la position libérale de ne pas équilibrer le budget dès le départ, il a rétorqué que ce n'était pas progressiste de laisser une dette sur le dos des générations futures.
Il a conclu ce premier arrêt en enjoignant les troupes à ne «ménager aucun effort» pour faire sortir le vote le lendemain. «Allez parler à vos amis au travail, téléphonez à votre famille, assurez-vous qu'ils sortent», a-t-il demandé.
M. Mulcair participe à deux grands rassemblements en cette veille du jour du scrutin, à Toronto, puis à Montréal.
Stephen Harper et Justin Trudeau répondaient aux questions des reporters dimanche, mais il n'est pas inhabituel pour un chef fédéral de ne pas le faire en toute fin de campagne.