Vers 6h15, une dame résidant sur la rue des Passereaux, dans le secteur de Neufchâtel, a contacté les policiers après avoir entendu une personne faire du bruit dans le portique de son immeuble à logements.

Mort suspecte à Neufchâtel

Un homme a perdu la vie dimanche matin à Neufchâtel dans ce qui pourrait être le premier meurtre survenu à Québec cette année.
Le Service de police de la Ville de Québec ne confirmait pas dimanche soir qu'il s'agissait d'un meurtre, traitant toujours l'affaire comme une mort suspecte. La thèse d'un suicide n'est en effet pas complètement écartée.
La victime, un homme dans la mi-vingtaine, aurait été vue dans un premier immeuble de la rue du Patelin dans le secteur Neufchâtel de Québec. Selon nos informations, la porte d'un des logements de l'immeuble aurait été défoncée.
Par la suite, l'homme a été aperçu en marchant de façon erratique dans la rue. Il a terminé sa marche vers 6h15 dans le portique d'un autre immeuble de logements, un peu plus loin, rue des Passereaux.
Une résidente de l'endroit aurait alors contacté les forces de l'ordre. «La dame qui nous appelle nous mentionne que dans l'immeuble où elle réside, il y a du bruit. Lorsqu'elle va vérifier, elle voit qu'un homme est mal en point au niveau du portique», explique Nancy Roussel, porte-parole du Service de police de la Ville de Québec.
L'homme a subi des blessures importantes au thorax. Ces dernières ont été causées par une arme blanche, aurait soutenu la dame ayant appelé les autorités. La police de Québec n'était toutefois pas en mesure de confirmer cette information.
Le décès de l'homme a été constaté vers 7h au centre hospitalier. L'individu était connu des milieux policiers. Son identité n'a toujours pas été révélée.
Scène complexe
L'Unité des crimes majeurs et celle de l'identité judiciaire ont été dépêchées sur les lieux. Plusieurs enquêteurs étaient affectés au dossier dimanche. «C'est une scène qui est très complexe. Il y a beaucoup de témoins à rencontrer. Et particulièrement deux témoins, qui sont importants», ajoute Nancy Roussel.
Ces deux témoins n'ont pas été arrêtés, mais ils ont néanmoins été interrogés une bonne partie de la journée dimanche. Ils n'étaient pas considérés comme des suspects dimanche soir.
Le travail des policiers était ardu en raison notamment du fait que la victime a beaucoup marché à l'extérieur avant de s'engouffrer dans l'immeuble de logements de la rue des Passereaux. «Il faut déterminer à quel endroit a débuté la scène de crime. On sait exactement où ça c'est terminé, mais on ne sait pas où ça a commencé. La scène est très grande», précise la porte-parole de la police de Québec.
Le vaste périmètre de sécurité devra notamment être passé à la loupe afin de trouver d'éventuelles armes blanches.