Dans la région de la Capitale-Nationale, la candidature du Centre hospitalier affilié universitaire Saint-Sacrement et Enfant-Jésus et celle de l'Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec (hôpital Laval) n'ont pas été retenues par l'Agence régionale au profit de l'hôpital Saint-François d'Assise

Mort d'un bébé: poursuite de 330 000 $ contre deux médecins

Les parents d'un bébé décédé 12 heures après sa naissance, en septembre 2009, intentent une poursuite de 330 000 $ contre le médecin qui a suivi la grossesse et l'obstétricienne-gynécologue appelée au chevet de la mère.
Lorsqu'il a vu le jour, bébé Zachary était flasque, marbré, sans cri ni pleur, et il était cyanosé, relatent les parents, Isabelle Nolin et Stéphane Bégin, dans leur requête déposée en Cour supérieure. Un peu plus de deux heures auparavant, l'obstétricienne Marie-Christine Roy avait pratiqué une traction à l'aide d'une ventouse.
Il y a ensuite eu décélération du coeur foetal. Le travail s'est poursuivi durant encore deux heures, puis le Dr Michel-Pierre Brassard, l'omnipraticien qui avait suivi la grossesse de la mère maintenant âgée de 40, a procédé à deux autres tractions à l'aide d'une ventouse, est-il mentionné dans la requête.
Après la naissance, le poupon a été amené sur une table chauffante et on a commencé la réanimation avec ventilation, intubation et massage cardiaque. Peu après, le personnel de l'hôpital Saint-François d'Assise a fait appel à l'équipe de néonatalogie du CHUL qui est venue chercher le petit Zachary pour le transférer dans cet établissement.
À cet endroit, un néonatalogiste note que le bébé souffre d'une asphyxie périnatale sévère, d'une hémorragie sous-galéale extrêmement importante, d'une acidose métabolique, d'une probabilité d'insuffisance rénale et d'insuffisance hépatique. Le pronostic à long terme advenant une survie est très sombre.
Pour mettre fin aux souffrances de leur bébé, les parents de Lac-Beauport ont alors demandé qu'on arrête les soins. Le petit Zachary est mort dans les bras de sa mère.
Les parents allèguent aujourd'hui que si les défendeurs avaient agi conformément aux règles de l'art, le décès du petit Zachary aurait été évité. Plus précisément, ils reprochent aux deux médecins d'avoir été négligents dans le suivi du travail et dans l'évaluation de la condition du bébé durant celui-ci.
Selon les demandeurs, l'accouchement a été pratiqué tardivement et négligemment. Auparavant, le tracé de monitoring n'aurait pas été interprété adéquatement.