Nicolas Lacroix est coupable d'homicide involontaire et de négligence criminelle ayant causé la mort du petit Nathan Lecours. 

Mort du petit Nathan: Lacroix «regrette de toute son âme»

Nicolas Lacroix, accusé de l'homicide involontaire et de négligence criminelle ayant causé la mort du petit Nathan Lecours, a remis son sort entre les mains de la juge Chantale Pelletier, qui rendra son jugement le 21 janvier.
Le Lévisien de 39 ans, privé d'avocat en fin de procès par manque de moyens financiers, selon ses dires, ne s'est pas lancé dans une grande plaidoirie mercredi, en toute fin de procès.
«Je n'ai ni les connaissances ni la formation nécessaires pour répondre adéquatement aux contradictions, arguments et hypothèses avancés par la procureure de la Couronne, ni la force et l'énergie de le faire», a indiqué Nicolas Lacroix.
S'il s'est rendu chez Mélanie Bissonnette le 3 mai 2012, c'est qu'il lui était inconcevable de laisser sans secours son amie d'enfance, effrayée par un harceleur.
«Les évènements montrent que même en pleine possession de mes facultés et capacité, le fait d'avoir des permis, des autorisations, des compétences et des formations, en plus de toute la bonne volonté du monde, ne me rendait pas exempt d'un accident fatal, ce que je regrette de toute mon âme», a exprimé l'accusé.
La Couronne estime de son côté que Nathan Lecours, deux ans et demi, a été abattu au cours des manipulations de l'arme par Nicolas Lacroix en raison d'une série de négligences.
S'il est reconnu coupable, l'accusé, qui travaille comme électricien, risque une peine minimale de quatre ans de prison.
Tourmenté
Tourmenté par la mort du bambin depuis plus de trois ans, Nicolas Lacroix aurait souhaité pouvoir s'excuser directement aux familles concernées. Une rencontre est impossible, a confirmé le tribunal, vu l'interdiction de communiquer avec les plaignants imposée à l'accusé au début des procédures.
Nicolas Lacroix compte écrire une lettre de sympathies. La procureure de la Couronne Me Sarah-Julie Chicoine a indiqué qu'elle allait consulter les familles des victimes à ce sujet.