La piscine du parc Marchand, dans Limoilou, était ouverte le lendemain du drame.

Mort du baigneur secouru dans une piscine publique de Limoilou

Le jeune homme de 22 ans s'étant presque noyé le 29 juin dans une piscine publique de Limoilou est mort dans les jours suivant ce qui a été à l'origine qualifié de sauvetage in extremis. De longues minutes passées en arrêt cardiorespiratoire lui auront finalement été fatales.
La triste nouvelle a été confirmée par le Service de police de la Ville de Québec (SPVQ), lundi. L'identité de la victime n'a pas été confirmée, à la demande de la famille.
Le SPVQ avait ouvert une enquête afin de déterminer les causes de l'accident. Mais comme il n'y a «aucune incidence criminelle» dans ce dossier et qu'il y a maintenant décès, l'enquête a été transférée au Bureau du coroner, a indiqué Marie-Ève Painchaud, porte-parole au SPVQ.
Le jeune homme se baignait dans la piscine du parc Marchand, vers 15h30, lorsqu'il a été aperçu inerte au fond de l'eau par un autre baigneur. Le civil avait remonté le corps à la surface et deux sauveteurs ont pratiqué des manoeuvres de réanimation, sans succès. Des témoins ont affirmé que le jeune homme s'était cogné la tête.
Une ambulance qui passait par hasard dans le secteur a été alertée et les paramédicaux sont ainsi venus en aide au jeune homme avant même qu'un appel d'urgence ne soit fait. Le baigneur, en arrêt cardiorespiratoire depuis de longues minutes, avait donné signe de vie à son arrivée à l'hôpital.
Dans les heures suivant l'incident, le baigneur avait été déclaré stable et hors de danger, avant de voir son état se détériorer de nouveau en soirée. Il est mort quelques jours plus tard.
«Un bête accident»
La Ville de Québec confirme que quatre sauveteurs se trouvaient sur les lieux, dont trois aux abords de la piscine ce jour-là. Aucun changement n'est prévu à la réglementation des piscines à la Ville malgré cet événement. «C'est un bête accident», a relaté David O'Brien, porte-parole de l'administration municipale. «La Ville n'entrevoit pas modifier sa réglementation puisque la police n'a pas pointé vers la négligence, d'aucune manière», a-t-il ajouté.
Selon les employés en poste, 180 baigneurs se trouvaient sur place le 29 juin. La piscine du parc Marchand peut en accueillir jusqu'à 345. «Il n'est pas du tout question de présence [surabondante] de baigneurs ou d'une déficience [des installations]», conclut la Ville.
Advenant que le coroner émette des recommandations, la Ville en prendra acte.