Sergey Ustiugov et Martin Johnsrud Sundby sont montés sur le podium tandis qu'Alex Harvey (à droite), qui était le meneur après les 15 km en style classique, a dû se contenter de la cinquième place du skiathlon des Mondiaux de ski de fond disputés à Lahti, en Finlande.

Mondiaux de ski de fond: Harvey 5e au skiathlon

Il s'agissait de sa meilleure carte des Championnats du monde de ski de fond, mais elle n'a pas rapporté autant qu'il l'espérait. Alex Harvey a terminé cinquième au skiathlon de 30 km, samedi, à Lahti, en Finlande.
Le fondeur de Saint-Ferréol-les-Neiges pointait deux moments déterminants pour expliquer son classement dans cette course combinant 15 km en style classique et 15 autres en style libre.
Au deuxième tour en style libre (le sixième de huit, au total), il était quatrième derrière le Finlandais Matti Heikkinen lorsque celui-ci a «cassé». Et avant de pouvoir le doubler après quelques virages, Harvey a vu l'écart avec les deux meneurs s'allonger et devenir impossible à combler.
Et dans la descente finale, il n'a pas été en mesure de s'installer devant le Norvégien Finn Haagen Krogh, en préparation pour le sprint, ce qui l'a poussé à l'extérieur du dernier virage. Pas fou, Krogh avait la même stratégie, soit d'être devant Harvey à ce passage serré, ce qui lui a permis d'être troisième.
«Ces deux moments que j'aimerais revoir font en sorte que ma journée a été assez décevante. J'avais peut-être les meilleurs skis du groupe, j'étais en bonne forme, il fallait juste que je sois mieux positionné», a-t-il admis.
L'histoire ne dit pas s'il aurait pu suivre la cadence imposée par le vainqueur Sergey Ustiugov (Russie) et le second au fil d'arrivée, Martin Johnsrud Sundby (Norvège), privé d'une chance de victoire après être tombé dans la dernière montée. Krogh a grimpé sur la troisième marche, même résultat qu'Harvey en 2015.
«Ils étaient les plus forts, et comme il ventait beaucoup, on avait un gros avantage à suivre. J'aurais été assez fort pour rester avec eux encore un tour, sûrement. Au 50 km, je ne prendrai pas de chance et je vais m'arranger pour être deuxième ou troisième, tout juste derrière Sundby et Ustiugov, car il faut être prêt pour réagir lorsqu'ils attaquent.»
Le sportif de 28 ans participe au sprint par équipe, dimanche, en compagnie de Len Valjas. Le tandem canadien l'avait emporté en Coupe du monde, il y a un mois, en Italie, à leur premier essai ensemble. Auparavant, Harvey formait une paire avec Devon Kershaw, notamment en 2011, lorsqu'ils avaient été sacrés champions du monde de l'épreuve.
Confiant pour le 50 km
«Ce n'est pas la première fois que je suis déçu d'un résultat. Mais j'avais de bonnes sensations, et ça me met en confiance pour le 50 km [dimanche 4 mars], qui devient une belle opportunité pour moi même si le skiathlon, qui est ma course préférée, représentait ma meilleure carte. Idéalement, tu veux toujours régler le dossier du podium plus tôt dans le championnat, car après, tu es plus "relax", sauf que je n'ai pas été en mesure de saisir ma chance. J'ai encore du jus et aussi beaucoup de motivation pour le sprint par équipe et la suite des Mondiaux.»
Harvey était le meneur de la course après les 15 km en style classique, même s'il a brisé un ski peu de temps avant le changement en style libre à la suite d'un contact avec Ustiugov. «Si le ski avait brisé 7 cm plus bas, ça aurait été game over. Mais ça glissait quand même très bien, et le fait que je sois premier dans le stade prouvait à quel point mes skis étaient bons.»
La 15e médaille d'or de Bjoergen
La légendaire Marit Bjoergen est devenue l'unique reine des Mondiaux de ski de fond. En s'imposant sur le 15 km de skiathlon (7,5 km en style classique et 7,5 km en style libre), samedi à Lahti, la Norvégienne a conquis la 15e médaille d'or de sa carrière aux Mondiaux pour effacer des tablettes Elena Valbe, qui avait remporté 14 médailles d'or pour l'URSS et la Russie aux Mondiaux entre 1989 et 1997. 
Bjoergen, qui aura 36 ans le 21 mars, a récupéré son titre de 2013 qu'elle avait cédé en 2015 à sa compatriote Therese Johaug, absente en Finlande pour cause de suspension pour dopage. «C'était un rêve pour moi depuis que Marius est né en décembre 2015. Ce n'est pas évident d'être à la fois mère et athlète de haut niveau en même temps», a souligné la  fondeuse de Trondheim, dont le premier titre aux Mondiaux remonte à 2003.  AFP