Miley Cyrus

Miley Cyrus au secours des loups

Après Pamela Anderson, c'est la chanteuse pop Miley Cyrus qui se porte à la défense du loup en Colombie-Britannique, dont le gouvernement provincial veut réduire la population pour sauver les caribous menacés de disparition.
«Le gouvernement de Colombie-Britannique mène la guerre contre la faune et il n'est donc pas surprenant que sa politique récolte l'attention et une condamnation internationales», a estimé lundi Ian McAllister, directeur de l'organisation écologiste Pacific Wild.
A l'invitation de cette ONG, l'ex-enfant star de Disney, Miley Cyrus, est venue dimanche dans la région pour dire «avec son coeur, que l'abattage des loups est une erreur», selon le communiqué de Pacific Wild.
En début d'année, le gouvernement de Colombie-Britannique a décidé d'abattre 184 loups gris pour protéger des hardes de caribous forestiers menacés d'extinction dans deux régions de cette province de l'ouest canadien en raison de la prédation du carnassier.
Déclin du caribou
Dans les monts Selkirk, la population de caribous, qui se déplacent librement entre le sud-est de la Colombie-Britannique et les Etats américains voisins de Washington et de l'Idaho, est passée de 49 en 2009 à 27 trois ans plus tard, et 18 actuellement, selon le ministère provincial des Forêts.
Dans d'autres parties des Rocheuses, le caribou forestier est également en déclin. «Ce sont les loups qui en sont le facteur clé, avec au moins 37% de la mortalité des caribous adultes attribuables aux loups», a noté le ministère.
L'actrice canadienne Pamela Anderson a adressé vendredi une lettre ouverte à la Première ministre de la province Christy Clark pour également défendre les loups.
«Je ne vais pas me taire quand je suis témoin de la cruauté envers les animaux», a écrit l'ancienne vedette de la série Alerte à Malibu en se disant émue que sa province natale «autorise à chasser et à tuer des loups».
Pour Pacific Wild, la disparition des caribous forestiers en Colombie-Britannique s'explique davantage par la perte de l'habitat traditionnel avec l'exploitation des zones forestières par l'homme que par les loups.
Selon le gouvernement, il y a environ 8500 loups en Colombie-Britannique et cette population n'est pas menacée.