Jeune ballerine, Mme Goldberg a côtoyé les plus grands danseurs de l'époque.

Michèle Goldberg: allier les disciplines

Les pédagogues passionnés sont nombreux dans le domaine de la danse classique, mais Michèle Goldberg a un parcours tout particulier, qui débute en France dans les années 50 et qui passe par Paris, Jonquière, Val-Bélair et Québec.
<p>Michèle Goldberg a pris la voix de la multidisciplinarité, puisqu'elle produit depuis 2001, avec son mari, des spectacles qui allient danse, chant, cirque et patinage, comme <i>Skatemania</i>. Ce spectacle rassemble des artistes de renom comme la patineuse Joannie Rochette. </p>
Jeune ballerine, elle entre à l'école de ballet de l'Opéra de Paris et fréquente l'école de Raymond Franchetti, où elle côtoie les grands danseurs de l'époque. «J'ai eu Rudolf Noureev [un célèbre danseur russe], à deux-trois pas de moi, qui faisait tout sans jamais tenir la barre. En fait, c'est ça le ballet classique : vous devez toujours faire les mêmes exercices à tous les jours, que vous soyez un débutant ou un danseur étoile», indique la dame.
À 20 ans, elle fonde sa propre école, avec le souci de démocratiser le ballet. Sa rencontre avec celui qui est toujours son mari, Alain Goldberg, la pousse à développer une compétence inusitée. «J'ai commencé à adapter les cours de ballet classique pour les patineurs, en essayant de leur apporter la souplesse, le maintien, l'élégance et la flexibilité», explique-t-elle.
Le couple arrive au Québec en 1979. Il passe quatre ans au Saguenay, pendant lesquels Mme Goldberg enseigne à L'Académie de ballet de Chicoutimi. «On me targuait de trop sévère, parce que j'enseignais à l'européenne. J'ai dû m'adapter à la manière nord-américaine et être moins stricte», raconte-t-elle.
La famille s'établira ensuite pour de bon à Québec, où les Services de loisirs de Charlesbourg et de Val-Bélair ont pu profiter de son expérience. Elle parvient même à y donner quelques cours de pointes, une rareté hors des grandes écoles de ballet.
Séduire le spectateur
Férue de grands ballets classiques, Mme Goldberg a peu de spectacles à se mettre sous la dent dans la capitale. «C'est désuet, maintenant, je crois, et c'est très dommage», souligne-t-elle. Comment, justement, séduire les enfants et les parents avec un art tourné vers la répétition, la rigueur et la tradition à une époque où on cherche toujours la nouveauté? La réponse serait dans une certaine ouverture et la multidisciplinarité. «La formation est plus diversifiée qu'avant et ça fait des enfants plus épanouis», constate-t-elle.
Elle-même a pris cette voie, puisqu'elle produit depuis 2001, avec son mari, des spectacles qui allient danse, chant, cirque et patinage. Comme Skatemania, qui aura lieu cette année le 13 juin au Pavillon de la jeunesse en formule cabaret.