Michel Therrien a fait un excellent travail auprès de son équipe depuis son retour à Montréal. Marc Bergevin l'appuie, et les joueurs en sont conscients.

Michel Therrien mérite la confiance de Marc Bergevin!

Une nouvelle ère s'est amorcée chez le Canadien avec le directeur général Marc Bergevin et l'entraîneur Michel Therrien. C'est la première fois que l'équipe se montre aussi généreuse et reconnaissante envers celui qui prend place derrière le banc des joueurs.
Avec la nouvelle entente qu'il vient de signer, Therrien est lié au Canadien pour les cinq prochaines années. Il devrait toucher tout près de 2 millions $ par année. C'est amplement mérité.
La communication est très bonne entre Bergevin et Therrien. C'est pourquoi le directeur général du Tricolore s'en remet à son entraîneur pour une aussi longue période. C'est son homme de confiance. L'équipe a progressé sous la gouverne de Therrien, et Bergevin veut que ça continue.
Un entraîneur doit se sentir appuyé au deuxième étage. J'ai été gâté pendant sept saisons à Québec avec Maurice Filion. Année après année, il n'hésitait pas à me renouveler sa confiance. C'est sans doute pourquoi j'ai duré aussi longtemps à Québec.
À son arrivée à Montréal comme directeur général, Bergevin a fait confiance à Therrien et ce dernier ne l'a pas déçu. Les deux s'entendent bien et partagent les mêmes vues pour l'avenir de la troupe montréalaise.
Le constat est assez facile à faire. Therrien accomplit de l'excellent travail depuis son retour à Montréal. Il a été contesté à l'occasion, mais les joueurs savent qu'il a l'appui de son directeur général. Et le président Geoff Molson est d'accord avec ça!
Dans le passé à Montréal, les entraîneurs n'ont pas toujours obtenu l'appui nécessaire pour passer à travers les obstacles et les crises. Jacques Demers a été injustement congédié. Et rien n'avait été fait pour retenir Pat Burns, un autre excellent entraîneur.
De grosses décisions
Le Canadien aura d'importantes décisions à prendre dans les prochaines semaines. Bergevin n'aura pas le choix de donner de 9 à 10 millions $ par année à P.K. Subban pendant une période de huit ans. Le jeune arrière de Toronto est dans le siège du conducteur et on devra lui donner ce qu'il demande. C'est la réalité d'aujourd'hui dans le domaine du sport et le Canadien ne peut passer à côté.
C'est maintenant connu de tout le monde. Andrei Markov réclame un contrat de trois ans de l'ordre de 6 millions $. C'est un risque que le Canadien doit prendre. Qu'arriverait-il si on laissait partir Markov et que les jeunes défenseurs ne répondaient pas aux espoirs placés en eux? Tout serait à recommencer et il faudrait trouver un autre Markov qui coûterait aussi cher. Le Tricolore a un excellent gardien de but en Carey Price et on se doit de bien le protéger.
Je ne comprends pas, mais tout semble indiquer que Brian Gionta sera de retour à Montréal. Je persiste à croire qu'il est rendu au bout du rouleau.
Le CH ne veut plus de Thomas Vanek. À l'exception de Matt Moulson, le marché des joueurs autonomes n'offre rien de vraiment intéressant. Bergevin devra vraisemblablement conclure une transaction pour améliorer son équipe. Entre autres, il peut offrir Tomas Plekanec et un jeune défenseur pour obtenir du renfort à l'attaque. Sait-on jamais, peut-être même son premier choix au repêchage?
Lapointe ne l'a pas volé
Je dis bravo au Canadien qui retirera le chandail de Guy Lapointe. Un honneur que cet excellent défenseur n'a pas volé.
Lapointe faisait partie du fameux «Big Three» du Tricolore en compagnie de Serge Savard et de Larry Robinson. Si ces deux derniers formaient une excellente paire à la ligne bleue, Lapointe jouait avec le défenseur numéro quatre. On oublie souvent de le mentionner.
Lapointe fut mon assistant à deux reprises pendant mes années derrière le banc des Nordiques. J'ai bien apprécié sa présence et sa collaboration.
Il détient encore le record de buts en une saison (28) par un défenseur du Canadien. Il a connu des saisons de 76, 75 et 68 points, trois autres de plus de 50 points et trois autres de plus de 40 points. Défenseur complet, il distribuait de solides mises en échec. Bon en défensive, il se portait à l'attaque. Bref, il se distinguait dans toutes les phases de jeu. Il était un excellent joueur d'équipe et Scotty Bowman ne s'est jamais gêné pour rappeler tout ce qu'il représentait pour le Canadien.
Je suis content de voir que son chandail se retrouvera avec les nombreux autres qui ornent le Centre Bell. Il sera avec les plus grands de l'histoire de l'équipe. Il appartient à ce groupe.
Deux belles années
Toute bonne chose a une fin et cette chronique marque la fin de ma collaboration avec Le Soleil et les autres quotidiens du réseau Gesca. J'ai été choyé et privilégié de vivre cette belle expérience. Je remercie tous ceux qui m'ont aidé à m'entretenir avec vous pendant deux ans. 
Propos recueillis par Maurice Dumas