New-wave, Love Letters, de Metronomy

Metronomy: pas tout à fait à point **1/2

Joseph Mount, le leader de Metronomy, espère que cet album sera celui qui permettra à son groupe, déjà bien établi en Europe, de percer en Amérique.
Il faut cependant avouer qu'il livre un produit plutôt inégal avec quelques moments franchement intéressants, et plusieurs qui n'apportent pas grand-chose de nouveau. Même s'il dit s'être inspiré de la musique psychédélique des années 60, la plupart des pièces de Love Letters baignent surtout dans l'électropop auquel le groupe nous a déjà habitués. On entend davantage la voix de Mount que sur les premiers albums du groupe, trop souvent dans un falsetto parlé qui peut devenir agaçant. C'est quand Metronomy augmente son offre musicale, avec des saxos, un piano omniprésent et des choeurs à la Motown sur l'excellente pièce-titre ou avec des trames de guitare plus élaborées et de la vraie batterie sur Month of Sundays, que cet album démontre enfin un peu d'originalité. Malheureusement, ces pièces sont en minorité, et ce sont trop souvent la batterie électronique et les synthés qui règnent sur cet album pas tout à fait à point.