Le palais de justice de Québec

Menaces de mort contre les festivaliers: l'accusé libéré

L'homme de Lévis qui a proféré des menaces de mort contre les gens qui se trouvaient au Festival d'été dimanche a pu recouvrer sa liberté, mardi matin, après avoir admis ses torts.
Mario Gagnon, 54 ans, s'est «mis à la place des polices» qui ont reçu son appel logé au 9-1-1 dimanche soir, et a reconnu qu'il y était allé un peu fort.
L'homme natif de Rivière-du-Loup était excédé par le «bruit» qui provenait du spectacle du groupe américain Journey sur les plaines d'Abraham, de l'autre côté du fleuve.
Il a alors appelé la police pour se plaindre et c'est à ce moment qu'il a lancé qu'il allait «sortir sa carabine et aller les tirer» si la musique ne s'arrêtait pas.
Gagnon a précisé au juge Alain Morand qu'il avait voulu dire qu'en raison de la musique trop forte, «il y a quelqu'un qui va finir par sortir sa carabine et aller les tirer».
Soucieux de regagner son travail et son quotidien, l'accusé n'a pas voulu être représenté par un avocat et a plaidé coupable à l'accusation de menaces de mort pour mettre fin à sa détention.
«Je suis coupable, je suis coupable. C'est aussi simple que ça», a-t-il dit.
Le juge a expliqué au quinquagénaire qu'il avait été accusé par souci de «sécurité publique». «Il y a trop de drames dans notre société qui sont précédés de paroles comme les vôtres», lui a-t-il rappelé.
«Perte de contrôle verbale»
Le juge Morand a néanmoins considéré que l'homme n'avait aucun antécédent judiciaire et qu'il avait connu une «perte de contrôle verbale» dimanche soir.
Mario Gagnon s'est vu infliger une sentence suspendue, ce qui l'oblige à respecter certaines conditions pendant un an sous peine d'être arrêté de nouveau.
Il devra remettre à la police les trois armes de chasse qu'il détient à Rivière-du-Loup. Il lui est également interdit de se trouver sur tous les sites du Festival d'été de Québec. «J'irai pas. J'aime pas le bruit», a-t-il assuré au juge.