Les mauvais choix budgétaires causent des maux de tête.

Mauvais choix et maux de tête

Les problèmes d'endettement sont souvent causés par de mauvais choix budgétaires et l'absence de prévoyance, l'absence de budget personnel ou familial et la facilité d'accès au crédit.
Statistiquement, au cours des dix dernières années, le taux d'endettement des ménages québécois est passé de 115 % à 165 % dans la population des 19 à 34 ans. «Pour chaque dollar de revenu disponible, ces personnes doivent rembourser 1,80 $ en dettes et paiements de toute sorte», illustre Laurence Marget, directrice générale du Groupe de recherche en animation et planification économique de Québec (Le GRAPE).
Si l'hypothèque de la maison, le paiement du prêt pour l'auto font partie des dettes acceptables par nécessité bien souvent, les marges de crédit, les cartes de crédit, les comptes impayés ou les dettes privées envers des membres de la famille peuvent devenir des gouffres qui étouffent.
Les problèmes d'endettement frappent plus durement des groupes dans la population, c'est le cas des personnes prestataires de la sécurité du revenu ou à faible revenu sans capacité d'occuper un logement social. Le loyer devient la dépense majeure qui les empêche d'équilibrer leur budget, souligne Mme Marget.
Cependant, le pire pour faire croître le problème des dettes vient souvent des mauvais choix comme le retard à payer le solde, même le solde minimal, de la carte de crédit. Ce que les consommateurs oublient souvent, ajoute Mme Marget, c'est que cela implique une hausse du taux d'intérêt et une mauvaise note au dossier de crédit.
Cela peut aussi signifier l'achat de quelque chose qui fait partie de l'ordre du désir plus que du véritable besoin lors que budget est serré. «Il faut toujours que la personne se demande si elle a vraiment besoin de cela», continue-t-elle. «Le crédit n'est pas mauvais en soi, dans la mesure où l'on sait s'en servir judicieusement. Il faut être plus futé que le crédit.»
Ainsi, se payer un voyage à crédit fait partie des mauvaises idées. Mieux vaut économiser et payer le voyage comptant. Si le crédit n'était pas si facilement accessible, l'endettement pourrait être moins problématique.
L'autre grand problème vient de l'absence d'épargne que ce soit pour parer à un coup dur comme une perte d'emploi ou la maladie. «Les gens sont rébarbatifs à faire des prévisions ou à préparer un budget. Pourtant, c'est la base de la bonne gestion», conclut-elle.