Le Massif a précisé ne pas vouloir de nouvelles subventions mais plutôt pouvoir utiliser à d'autres fins des sommes déjà consenties.

Marois prête à aider le Massif de Charlevoix

Groupe Le Massif a de nouvelles attentes financières envers le gouvernement du Québec. Si la première ministre et députée sortante de Charlevoix-Côte-de-Beaupré, Pauline Marois, souhaite que l'entreprise trouve la voie de la rentabilité, elle lui garde une porte entrouverte pour de nouveaux accommodements.
«Je sais qu'ils ont des attentes à l'égard du gouvernement», affirme-t-elle. Questionnée à savoir si les difficultés financières rencontrées par le Groupe Le Massif dans la dernière année pourraient nécessiter une nouvelle participation de l'État, Mme Marois précise que «le dossier est à être évalué à l'heure actuelle».
Une nouvelle participation de Québec n'est toutefois pas l'option privilégiée par Pauline Marois, qui réaffirme son appui au projet. «Ce ne serait pas souhaitable qu'on remette des fonds, mais en même temps il y a déjà un investissement considérable que l'État a fait et il ne faut pas le perdre. Il faut être capable de le consolider», constate-t-elle.
Rappelons que le projet récréotouristique en trois pôles de Daniel Gauthier dans Charlevoix atteint les 300 millions $ et a bénéficié au départ de 65 millions $ en subventions des deux paliers de gouvernement. S'y sont ajoutés depuis une subvention de 4,9 millions $ et un prêt de 5,5 millions $ pour palier la problématique parasismique lors de la construction de l'Hôtel La Ferme.
Pour sa part, Le Massif précise que ce ne sont pas de nouvelles subventions qui sont demandées à Québec, mais plutôt la possibilité d'utiliser à d'autres fins certaines des sommes déjà consenties. «Les discussions en cours concernent seulement l'application de subventions déjà accordées et non réclamées à ce jour, attribuables à des actifs différents qui évoluent avec le projet», précise Claude Choquette, président-directeur général de Groupe Le Massif.
Actif très important
Ce que souhaite la députée de Charlevoix-Côte-de-Beaupré, c'est que Groupe Le Massif trouve la voie de la rentabilité. «Nous étudions le dossier, mais nous espérons que cette entreprise va réussir à se consolider [...]. Je souhaite que le Massif réussisse et passe au travers, parce que c'est un actif très important pour l'économie et le tourisme de Charlevoix.» 
Mme Marois voit d'ailleurs d'un bon oeil l'entrée en scène probable du Club Med : «Si c'est un projet qui devait aller de l'avant, je crois que ce serait un plus pour notre région et l'entreprise.»
Par ailleurs, Petite-Rivière-Saint-François revoit à la hausse son projet de 14 millions $ pour son projet d'usine de traitement des eaux usées et d'eau potable. Des infrastructures essentielles au développement immobilier à la base de la station de ski du Massif. Québec a déjà promis 10,4 millions $ à la municipalité pour ce projet via son Programme d'infrastructures Québec-municipalités (PIQM).