Pauline Marois

Marois multiplie les annonces de candidates, dont quatre d'origine maghrébine

En cette veille de la Journée internationale des femmes, Pauline Marois a multiplié les annonces de candidates - dont quatre originaires du Maghreb - qui défendront les couleurs du Parti québécois, lors du scrutin du 7 avril.
La journée a débuté par la confirmation de la candidature dans Groulx de l'ex-leader étudiante Martine Desjardins. Deux dirigeantes d'une corporation professionnelle ont également fait savoir qu'elles briguent les suffrages.
La présidente de l'Ordre des infirmières du Québec, Ghyslaine Desrosiers, est sur les rangs dans Blainville. Diane Lamarre quitte un poste semblable à l'Ordre des pharmaciens du Québec pour tenter sa chance dans Taillon.
Mme Lamarre a révélé que la chef péquiste l'a personnellement invitée, il y a une semaine. Mais elle a aussi précisé qu'elle ne sait que depuis deux jours que ce sera Taillon. Rappelons que la péquiste Marie Malavoy n'a annoncé son départ comme députée de l'endroit que jeudi. Malgré les dénégations de sa part, certains croient qu'elle a été doucement poussée vers la sortie.
Vendredi, elle a présenté quatre femmes d'origine maghrébine. La plus connue est Djemila Benhabib. Elle a tenté de faire élire dans Trois-Rivières, en 2012. Elle essaie de nouveau, mais dans Mille-Îles. Yasmina Chouakri se présente dans Anjou-Louis-Riel; Leila Mahiout, dans Bourassa.
Ces trois femmes sont de foi musulmane. Evelyne Abitbol, de confession juive, représentera le PQ dans Bourassa-Sauvé. «C'est un appui considérable et important» à la Charte de la laïcité, a commenté Pauline Marois, en mêlée de presse.
À son point de presse quotidien, Mme Marois a indiqué qu'elle ne peut promettre un Conseil des ministres comptant autant d'hommes que de femmes. Elle est devenue songeuse lorsque Le Soleil lui a demandé si le tireur fou Richard Bain visait la femme ou la souverainiste lorsqu'il a commis son attentat, le soir du scrutin du 4 septembre 2012, au Métropolis, à Montréal.
«Ouf! C'est bien difficile à dire. C'est sûr que c'est moi qu'on visait... Probablement la souverainiste engagée. Je trouve cela malheureux que cela puisse arriver au Québec.»
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Un péquiste qui ne passe jamais inaperçuDaniel Breton ne passe jamais inaperçu. Jeudi, rassemblement du Parti québécois dans Verdun. Le député de Sainte-Marie-Saint-Jacques se rend à l'estrade d'honneur et, oui, il accroche par mégarde le télésouffleur. Ça n'arrive qu'à lui: l'appareil s'est brisé. C'est pas grave, c'est du verre, ça se recycle, aurait dit l'écologiste de toujours à un caméraman. Ces petits bidules valent tout de même dans les 300 $. Daniel Breton a connu quelques mésaventures depuis qu'il est élu. Le fait qu'il avait omis de payer son loyer pendant 18 mois, en 2009, lui a coûté son poste de ministre de l'Environnement.