Tony Tomassi

Marois admet un «raccourci» dans le cas Tomassi

Pauline Marois a admis utiliser un «raccourci» lorsqu'elle pourfend l'ex-ministre libéral Tony Tomassi après s'être méprise quant aux accusations qui pèsent contre lui.
Depuis qu'elle mise sur l'intégrité, la chef péquiste Pauline Marois a déploré à répétition que 18 ex-ministres libéraux aujourd'hui candidats ont applaudi M. Tomassi par le passé, lui qui fait maintenant face aux tribunaux.
«Actuellement, il y a un ministre qui est poursuivi au criminel du PLQ [Parti libéral du Québec], il s'appelle Tony Tomassi et les activités auxquelles il s'est livré, c'est de donner des permis de garderie à des amis qui ensuite finançaient son parti», a réitéré mercredi la chef du Parti québécois (PQ).
Invitée par un journaliste à préciser les chefs d'accusation retenus contre M. Tomassi, Mme Marois a soutenu qu'il a «contrevenu à la loi sur le financement des partis politiques» en marchandant des permis de garderie contre des dons au PLQ.
Une position qu'elle a tenue jusqu'à ce qu'une personne à ses côtés lui rafraîchisse la mémoire. «Ah oui, c'est vrai, c'est dans le cas de BCIA, vous avez raison», s'est-elle aussitôt corrigée.
En mai 2010, Tony Tomassi a été démis de ses fonctions de ministre de la Famille parce qu'il a admis avoir utilisé à des fins personnelles la carte de crédit d'une agence de sécurité, BCIA, qui appartenait à son ami Luigi Coretti. Il est accusé de fraude et d'abus de confiance.
Lorsque l'ampleur de sa méprise lui a été rappelée, Mme Marois a corrigé le tir à nouveau. «J'admets qu'effectivement, vous avez raison, c'est un raccourci, a-t-elle affirmé. Mais je reste convaincu que ça n'avait aucun sens.»
La chef péquiste juge que son parti a démontré à l'Assemblée nationale le lien entre l'octroi de permis de garderie et le financement du PLQ. «Entre vous et moi, on peut se permettre de poser des questions, mais c'est vrai que M. Tomassi est poursuivi en vertu d'une carte de crédit qu'il a utilisée au nom de BCIA», a convenu Mme Marois.