Danielle Roy Marinelli (au centre) était du grand rassemblement péquiste de Lévis, jeudi soir, pour appuyer la candidate Sylvie Girard.

Marinelli appuie le PQ dans Lévis

Danielle Roy Marinelli, ex-mairesse de Lévis maintes fois courtisée par le Parti libéral du Québec (PLQ), a causé la surprise en se pointant au grand rassemblement péquiste de Lévis, jeudi soir, pour appuyer la candidate Sylvie Girard.
Maxime Couture, porte-parole du Parti québécois dans la région de Québec, a expliqué ainsi cette visite remarquée : «[Mme Marinelli] connaît très bien Mme Girard. Elles sont de très bonnes amies et elle était là pour l'appuyer.»
Celui-ci n'a pas caché la valeur de cet appui provenant d'une politicienne associée au camp libéral. «On était très contents, c'est sûr. Elle n'est plus mairesse alors elle peut appuyer qui elle veut», a-t-il ajouté.
Proposition de Charest
En 2008, Mme Marinelli avait admis réfléchir à la proposition de Jean Charest, alors premier ministre, qui la voulait dans son équipe de députés. Elle avait finalement décidé de demeurer à la tête de la Ville de Lévis, qu'elle a dirigée de 2005 à 2013. Une fois, en 2006, elle a fait un don de 400 $ auParti libéral.
Les chemins de Sylvie Girard et de Danielle Roy Marinelli se sont croisés à de multiples reprises. La candidate péquiste dans Lévis est l'ancienne commissaire des fêtes du 375e anniversaire de la Ville de Lévis. Elle a aussi été directrice générale de la Chambre de commerce de Lévis. Jusqu'à son saut en politique active, elle était sous-ministre au conseil exécutif.
À noter que Mme Marinelli ne pourra pas voter pour Sylvie Girard dans Lévis puisqu'elle habite désormais à Berthier-sur-Mer, qui fait partie de la circonscription Côte-du-Sud.
Ce n'est pas la première fois que l'ex-mairesse fait état de ses préférences politiques depuis sa retraite. Lors de la dernière campagne électorale municipale, elle a donné son appui à un candidat indépendant dans Pintendre, tournant le dos à son propre parti, Lévis Force 10. Il faut dire qu'elle n'a jamais digéré que son ancien adversaire politique, l'actuel maire Gilles Lehouillier, prenne son siège. Les relations sont toujours tendues avec celui qui a aussi été député libéral de Lévis entre 2008 et 2012.