The Pale Emperor Marilyn Manson

Marilyn Manson: retour au sommet ****

Au fil des années, Marilyn Manson n'avait pas offert d'album vraiment mauvais, mais il n'avait pas non plus redonné des albums aussi solides que ceux de ses débuts. Il est de retour au sommet avec The Pale Emperor, un CD où il a su se réinventer, beaucoup grâce à l'aide du nouveau guitariste Tyler Bates, qui en signe toute la musique.
Bates, qui s'est joint au groupe l'an dernier, est aussi un producteur et compositeur spécialiste des bandes sonores de jeux vidéo et de films, notamment Les gardiens de la Galaxie, 300 et les remakes d'Halloween. Son esprit créatif s'allie parfaitement à celui de Manson, qui signe toutes les paroles, pour créer des pièces qui ressemblent à Nine Inch Nails qui se lancerait dans le blues rock avec un mélange de Bowie et d'Iggy Pop au microphone. Bates utilise très bien l'instrumentation industrielle pour créer une atmosphère lugubre et lourde dans ces 10 pièces où Marilyn Manson, très en voix, passe du chuchotement au cri qui amène (volontairement) sa voix à casser.
Les chansons sont longues (deux seulement durent moins de 4:57), mais on ne s'ennuie jamais. Deep Six, avec ses guitares bien rock, et la très bluesy Killing Strangers sont des moments forts. On aime aussi beaucoup l'idée d'utiliser la voix du philosophe James Allen récitant un poème tiré de son oeuvre maîtresse As a Man Thinketh pour lancer et conclure Slave Only Dreams to be King.