L'équipe de l'émission C'est juste de la TV: Jean-Michel Dufault, Anne-Marie Whitenshaw, Marie-Soleil Michon et Dave Ouellet (MC Gilles)

Marie-Soleil Michon: mieux visionner, mieux consommer

Cette année, Marie-Soleil Michon s'est attaquée à trois nouveaux défis, qui ont en commun de lui permettre d'agir comme éclaireuse pour les consommateurs et les téléspectateurs. À la télé, elle a pris la barre de C'est juste de la TV et de Ça vaut le coût, alors qu'à la radio, elle livre les capsules «Le guide-Michon» au Véro Show.
<p>L'animatrice Marie-Soleil Michon</p>
L'animatrice au bagage journalistique qui s'est fait connaître dans Le grand blond avec un show sournois et La fosse aux lionnes a un truc simple pour tout gérer: travailler le plus possible de la maison. Notamment pour y faire les 25 heures de visionnement télévisuel nécessaire pour discuter avec les collaborateurs de C'est juste de la TV (un chiffre qui correspond aux nombres d'heures que les Québécois consacrent en moyenne au petit écran).
«J'ai toujours été une maniaque de télé, au point que ça désespérait un peu ma mère. Finalement j'en ai fait un métier, je n'ai pas trop mal tourné», rigole Marie-Soleil Michon, qui a dû sortir un peu de sa zone de confort en visionnant davantage d'émissions de sports, pour suivre les champs d'intérêt de ses collègues Jean-Michel Dufault, Dave Ouellet (MC Gilles) et Anne-Marie Whitenshaw.
«On essaie surtout de créer un équilibre entre les émissions qu'on peut faire découvrir et les émissions qui ont été très rassembleuses pendant la semaine», explique l'animatrice, qui doit avoir en tête ses deux publics, c'est-à-dire les gens de l'industrie et le grand public. «On regarde la publicité, les producteurs, les alliances d'un oeil critique. Mais on ne veut pas être un show d'initiés. Les gens voient les ficelles plus qu'on le pense et ils interviennent beaucoup sur les réseaux sociaux. La télé n'est pas un sous-genre, et je crois qu'elle mérite qu'on l'analyse», décrète-t-elle.
Rigueur
Elle aborde le monde de la consommation avec la même rigueur pour Ça vaut le coût, qui s'inscrit dans une longue tradition de magazines du genre à Télé-Québec, depuis Télé-service jusqu'à Légitimes dépenses. Ça vaut le coût se distingue surtout par sa forme, qui rappelle le bulletin de nouvelles, «tout en laissant place à une belle convivialité», note Michon.
«Je me pose beaucoup de questions avant d'acheter quelque chose. Ça a été fait où, par qui, dans quelles conditions? Est-ce que ça a été testé sur des animaux, est-ce que ça pollue, est-ce que j'en ai pour mon argent, est-ce que j'en ai vraiment besoin? Ces dernières années, j'ai déménagé souvent, et ça m'a amenée à réfléchir sur tous ces objets qu'on accumule, pour lesquels on dépense temps, argent et énergie», explique l'animatrice, qui juge qu'à l'ère du numérique, on a plus que jamais besoin de repères fiables pour faire les bons choix.
C'est juste de la TV est diffusée le vendredi à 21h à ICI ARTV, alors que Ça vaut le coût est présentée le lundi à 19h à Télé-Québec.