Marie-Philip Poulin accueillie en héroïne à Québec

Ils étaient près d'une centaine de concitoyens de Beauceville à s'être déplacés pour accueillir «leur» héroïne locale, Marie-Philip Poulin, à l'Aéroport international Jean-Lesage, en soirée, mardi. Arrivée sous les acclamations de la foule, la hockeyeuse de 22 ans, médaille d'or au cou, n'a pas caché son émotion à la vue des siens. «Je pense que ça vient de me remettre sur un nuage ben raide !» a-t-elle lancé en riant.
<p>Marie-Philip Poulin a été très émue par l'accueil que lui ont réservé ses admirateurs, mardi soir, à l'aéroport de Québec. </p>
Une centaine de personnes - dont sa mère et son père - ont accueilli Marie-Philip Poulin à l'aéroport de Québec mardi soir.
Avant même que n'apparaisse l'athlète olympique derrière les portes vitrées du terminal, la délégation beauceronne, qui était débarquée quelques minutes plus tôt, jubilait déjà. Comme il y a quatre ans, la conquête de l'or par Marie-Philip Poulin coïncide avec la fête de son père, Robert, qui célébrait ses 57 ans, hier. Une première raison pour le groupe de célébrer.
«Voilà quatre ans, c'était à Vancouver, la journée même [du match de la médaille d'or]. Et ce soir [mardi], c'est encore ma fête. Il faut croire que j'étais dû pour ça. Je suis un papa fier, aujourd'hui», a indiqué le paternel, accompagné de sa mère, Julienne Bisson Poulin, et de sa femme Danye Nadeau, tous vêtus du chandail numéro 29 d'Équipe Canada.
Lorsque les premiers passagers du vol en provenance de Toronto sont finalement descendus de l'avion, la fébrilité était à son maximum au sein du clan Poulin. Tant et si bien qu'un autre athlète olympique, le patineur de longue piste Muncef Ouardi, a passé les portes sécurisées dans le quasi-anonymat. Quand Marie-Philip est finalement apparue, la folie s'est emparée de son entourage. Accolades, cris d'encouragement, chants spontanés, photos, autographes : tous se l'arrachaient!
«C'est incroyable de voir qu'autant de monde s'est déplacé pour venir me supporter. Je ne pourrais pas être plus chanceuse de venir de la Beauce, de Beauceville, un gros merci à tout le monde!» a déclaré d'entrée de jeu la vedette du jour.
Des frissons
Après avoir écrit un conte de fées à Vancouver en 2010, en inscrivant les deux seuls filets du Canada contre les Américaines en finale, Poulin leur a refait le coup à Sotchi en marquant les buts égalisateur et victorieux en prolongation, dans le match pour la médaille d'or. La deuxième expérience coiffe la première, selon elle.
«Je pense que c'est encore mieux, juste de la façon que ça s'est gagné ce match-là, alors qu'on perdait 2-0, avec 5:00 à faire. On n'a jamais abandonné et on est revenues dans les dernières minutes. [...] Je pense que le but de Brianne Jenner, ç'a été un gros point tournant. Et aussi la rondelle qui a roulé proche du poteau», a rappelé Poulin.
Toujours aussi humble, la hockeyeuse a cherché à minimiser l'importance de sa contribution au cours de la finale. «Ça prend une équipe. Je pense qu'on a tellement travaillé fort toute l'année et on savait que ça n'allait pas être facile contre les Américaines. Elles ont une très bonne équipe», a-t-elle soutenu, admettant toutefois qu'elle avait eu des frissons en revoyant la fin du match.
Hommage au Centre Bell
Marie-Philip Poulin espère maintenant partager son succès avec ses proches. L'arrêt à Beauceville sera toutefois de courte durée, puisqu'elle se rendra à Montréal aujourd'hui, où le Canadien rendra hommage aux équipes olympiques masculine et féminine. Après, Poulin se promet un peu de repos, avant le retour aux études à l'Université de Boston. S'attend-elle à un mauvais accueil?
«J'espère que ce ne sera pas si pire! En fait, j'ai hâte de retourner là-bas. Ils m'ont vraiment aidé dans mon cheminement au cours des trois dernières années.»
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