Généreuse, la chanteuse Marie-Mai a aligné plus d'une vingtaine de ses succès, certains sous forme de medleys, le tout assaisonné de quelques reprises, de Beyoncé à AC/DC en passant par Icona Pop.

Marie-Mai enflamme le Festivent

Dans une forme splendide et propulsée par une énergie débordante et contagieuse, Marie-Mai a enflammé la scène du Festivent de Lévis jeudi soir avec un spectacle de plus d'une heure trente qui n'a pas manqué de soulever les cris stridents de ses nombreux jeunes fans.
<p>«Il me semble que c'était hier, on était en 2003, j'avais 18 ans et j'entrais à <em>Star Académie</em> avec toute ma naïveté et maintenant, 11 ans plus tard, je suis ici pour vous chanter nos compositions! Ça n'a pas de prix!» a lancé Marie-Mai au public.</p>
Vêtue d'un court short de jean et d'un haut noir, une chemise à carreaux nouée autour de la taille, Marie-Mai est arrivée sur scène sautillante, lançant le spectacle avec Conscience, tirée de son plus récent album, puis enchaînant avec ses succès Qui prendra ma place et Mentir.
«Il me semble que c'était hier, on était en 2003, j'avais 18 ans et j'entrais à Star Académie avec toute ma naïveté et maintenant, 11 ans plus tard, je suis ici pour vous chanter nos compositions! Ça n'a pas de prix!» a-t-elle lancé au public.
Duos
Le «nos» faisait référence à elle et à son chum et guitariste Fred St-Gelais, qui l'accompagne depuis presque les tout premiers débuts de son aventure. Jeudi, en plus de gratter sa six-cordes, St-Gelais a aussi pris le micro pour accompagner sa belle sur Jet Lag en remplacement du leader de Simple Plan, Pierre Bouvier.
Marie-Mai réservait aussi quelques surprises à son public, dont la présence du chanteur Jonas Tomalty qui est venu interpréter Jamais trop tard avec elle comme sur son dernier album. Un peu plus tard, c'est Boogat qui la rejoignait pour un duo sur Ne m'écoute pas. Les deux gars sont revenus sur scène, et le trio a livré une version enflammée de Fight for Your Right (to Party) des Beastie Boys.
Généreuse, la chanteuse a aligné plus d'une vingtaine de ses succès, certains sous forme de medleys, le tout assaisonné de quelques reprises, de Beyoncé à AC/DC en passant par Icona Pop. Elle n'a pas hésité à descendre dans la foule à quelques reprises pour aller serrer la pince de quelques-uns de ses fans pendant le spectacle, invitant même l'une d'entre elles à monter sur scène pour filmer sa performance avec Boogat.
Final State
En première partie, la formation de Québec Final State a livré une bonne performance, oscillant entre le pop rock à la Simple Plan et le rock alternatif à la Coldplay. D'ailleurs, le quatuor a livré une version convaincante de la pièce Charlie Brown de la bande de Chris Martin.
Ceux qui n'ont présenté que deux spectacles cet été pour se consacrer à l'enregistrement de leur nouvel album en ont aussi donné un aperçu au public du Festivent en en interprétant quelques titres.
Maîtrisant très bien leurs instruments, les quatre gars de 22 ans prennent la bonne décision en donnant beaucoup de place au chanteur Rick Pagano, qui se distingue vraiment avec sa voix puissante et son aisance avec un microphone entre les mains. Peu importe ce qu'il interprète, Pagano réussit à lui donner sa couleur, comme cette reprise de Lights d'Ellie Goulding.
Comme Muted Screams la veille, Final State a livré une prestation d'une heure. Il faut accorder cela à l'organisation du Festivent, elle donne aux artistes locaux une bonne tribune et une bonne fenêtre de temps pour se faire connaître.
Comme au FEQ
Par ailleurs, le Festivent utilise cette année le même équipement de sonorisation que le Festival d'été de Québec (FEQ), puisque SPL Événements, qui est responsable de l'éclairage et de la sonorisation du festival lévisien, a fait l'acquisition d'un système de sonorisation haute performance D&B Audiotechnik. Cet appareil est également utilisé pour plusieurs grandes tournées internationales, notamment celles de Bon Jovi et de Taylor Swift.