Marie-Eve Drolet

Marie-Ève Drolet de retour aux JO après 12 ans

L'âge n'a pas d'importance. À 32 ans, Marie-Ève Drolet est toujours aussi emballée de participer aux Jeux olympiques. Elle y revient, 12 ans après sa première participation en 2002 à Salt Lake City. «Je me trouve chanceuse», avoue la patineuse de Saguenay.
Son sourire le prouve encore plus. Après une retraite de six ans, la patineuse de vitesse courte piste a repris la compétition en 2008. «Après un mois ou deux, je suivais tout le monde», rappelle la médaillée de bronze du relais à Salt Lake City. À ce rendez-vous olympique, elle avait aussi fini quatrième au 1000 mètres et sixième au 1500. À Sotchi, elle est qualifiée pour ces deux mêmes distances individuelles.
«J'ai arrêté de patiner pour plusieurs raisons, comme les études, les voyages et le travail. J'ai recommencé par défi et je suis vraiment fière de l'avoir relevé. Je suis envahie par un grand sentiment de réalisation, j'ai appris beaucoup sur moi-même pendant cette absence du patinage et j'apprécie plus la chance que j'ai d'être une athlète», raconte la bachelière en psychologie de l'Université de Montréal qui étudie aussi la naturopathie.
Si le sport a évolué, sa bonne humeur est restée la même. Après Sotchi, elle se retrouvera à un autre carrefour. Que faire? S'arrêter ou continuer? «Ouais, ça s'en vient vite, je devrai prendre une décision bientôt. Il y a des jours où je me dis que je vais arrêter, mais le lendemain, je veux continuer. Après les Jeux, il y aura les Championnats du monde, à Montréal, et après, je prendrai un bon mois de vacances pour penser à tout cela.»
Tout près d'elle, ses coéquipières de la même région du Saguenay-Lac-Saint-Jean avaient aussi Sotchi dans leur mire depuis longtemps. «Ça avait été difficile de me faire exclure du relais aux Jeux de Vancouver et ça été une leçon  qui m'a motivée pour les prochains Jeux [ceux de Sotchi]», souligne Valérie Maltais.
«Salut, moi j'ai toujours plus été la fille de la cuvée 2014, même si mon parcours m'a procuré de belles choses jusqu'à maintenant. Il était important pour moi d'être ici, c'est mon objectif depuis que je patine. Voilàààà», renchérit Marianne St-Gelais, toujours aussi dynamique. Il est même assez rare qu'un point de presse du genre se termine par: «Merci, vous êtes ben fins...»