«J'ai créé ce solo avec Robin Poitras et une spécialiste des danses de Loïe Fuller. C'est dans le style de la Belle Époque. La robe que j'utilise a des ailes un peu plus grandes et plus larges que celles de Loïe Fuller.»

Margie Gillis: le cadeau de la danse

Cavatines et contrepoints, c'est un plaisir tout simple que Margie Gillis a voulu partager avec le public. Un spectacle au charme un peu suranné inspiré de la Belle Époque qu'elle présente dans l'intimité de L'Anglicane de Lévis avec la complicité du danseur Tedd Robinson et de la pianiste Jeanie Chung. C'est enfin un cadeau que la danseuse se fait à elle-même. Entrevue avec une artiste qui célèbre cette année 40 ans de carrière.
Q Cavatines et contrepoints a été créé dans une ancienne grange transformée en lieu de diffusion. Les dimensions réduites de cet espace ont-elles influencé le processus de création du spectacle que vous donnez à L'Anglicane?
R Oui. Au début, on pensait à un programme qui pourrait être présenté dans des salons, quelque chose très, très intime, devant pas plus de 50 personnes. Finalement, on a élargi le programme un peu, mais ça reste dans le style d'un salon, avec des morceaux qui ont un caractère ancien. C'est comme un petit bijou. Après nos premiers spectacles, on était très contents, et l'audience était ravie. C'est une joie de danser avec Tedd. Et j'adore danser quand Jeanie [Chung] joue du piano.
Q Tedd Robinson et vous dansez en solo et en duo, entre autres sur le mouvement lent de la Sonate pathétique de Beethoven ainsi que sur des Préludes de Chopin, de Scriabine et de Debussy. Ces pièces possèdent un caractère doux et feutré. Qu'est-ce qui vous a conduit à ce choix?
R Ce choix découle de notre réflexion sur l'idée de l'intimité. Le programme musical est un peu éclectique, mais les pièces ont en commun la même sensibilité.
Q Sur la Rêverie de Debussy, vous avez créé une chorégraphie dans le style de Loïe Fuller, une danseuse avant-gardiste qui a marqué le début du XXe siècle avec ses grandes robes de soie et ses danses éclairées à l'électricité...
R J'ai créé ce solo avec [la chorégraphe] Robin Poitras et une spécialiste des danses de Loïe Fuller, la Canadienne Susan McKenzie. C'est dans le style de la Belle Époque. La robe que j'utilise a des ailes un peu plus grandes et plus larges que celles de Loïe Fuller. J'ai hâte de voir ça sur une toute petite scène!
Q Pourquoi avez-vous appelé le spectacle Cavatines et contrepoints?
R C'est une idée de Tedd et de notre pianiste - je trouve que je ne suis pas très, très bonne dans les titres - pour indiquer qu'il s'agit de pièces légères, d'un programme de joie et de folie.
Q On y trouve une dimension dramatique?
R Oui, comme la danse-théâtre que j'ai faite tout au cours de ma vie.
Q Vous semblez avoir bien du plaisir à le présenter...
R Oui! Tedd possède un grand sens de l'humour, et ce qu'il fait est plein de fantaisie. Je ris, je ris! C'est une soirée tout simplement délicieuse! C'est comme un cadeau pour le public. L'éclairagiste et la pianiste ont un cachet, mais Tedd et moi, nous le faisons gratuitement. C'est pour ça qu'on ne peut pas le faire trop souvent!
Vous voulez y aller?
Quoi : Cavatines et contrepoints
Qui : Margie Gillis et Tedd Robinson, danseurs, et Jeanie Chung, pianiste
Où : L'Anglicane
Quand : 14 mars à 20h
Billets : 40 $ (La Rotonde : 34 $; étudiants : 30 $)
Tél. : 418 838-6000