Marco Calliari

Marco Calliari: il est rital et il le reste!

Deux chanteuses mêlent leur voix à la sienne sur son dernier album, trois musiciennes l'accompagnent sur les planches dans sa présente tournée... On peut avancer sans trop risquer de se tromper que Marco Calliari aime s'entourer de filles. «Tellement qu'on en attend une!» lance le chanteur qui sera bientôt papa pour la première fois.
L'entrée dans la quarantaine, un quatrième album solo encore tout chaud, le 25e anniversaire de sa carrière musicale souligné par une réunion avec ses premiers complices du groupe Anonymus. L'année 2014 sera celle des grandes émotions pour Calliari, qui a troqué le metal pour la chanson italienne il y a 10 ans.
Il a marqué le coup fin 2013 en officialisant sur disque sa dualité culturelle : Mi Ricordo trempe dans la sauce italienne une brochette de classiques québécois. Des chansons d'Offenbach, de Stephen Faulkner, de Claude Léveillée, de Georges Dor ou de La Bolduc ont ainsi été traduites par Calliari, qui les a mises à sa main. «Sur papier, le projet était risqué et pouvait avoir l'air cucul, observe le chanteur. Ce disque, je voulais qu'il soit plus qu'un album de covers. Je déteste les covers qui sont trop pris à la lettre. Je trouve que pour donner un second souffle à une chanson, il faut lui donner sa propre couleur tout en gardant l'essence, la poésie, le coeur.»
Dans son travail d'adaptation, le chanteur a reçu un coup de pouce d'un copain sicilien enseignant à l'Université Concordia. Dans certains cas, le défi était plus grand. «Lindberg a été la plus tough, reconnaît Calliari. Le débit est spécial. On a essayé de le garder le plus possible, de rester le plus près de la poésie.» Et de la voix originale, pouvons-nous ajouter, puisque Louise Forestier reprend la pièce immortalisée avec Robert Charlebois en 1968.
«Louise et moi, ç'a cliqué tout de suite et au-delà de la musique, note Calliari. Elle était venue me voir en show et elle m'avait fait tellement de belles critiques. De vraies critiques. Elle avait senti toute l'émotion à travers mon travail. Ça m'avait énormément touché, j'y voyais un respect mutuel.» Les deux artistes avaient d'ailleurs déjà chanté Lindberg, mais en français. «C'était il y a deux ou trois ans, avant que je dévoile l'idée de cet album-là, relate Calliari. J'ai trouvé ça très drôle parce qu'après le show, elle m'a dit que j'aurais dû traduire quelques paroles en italien...»
Pour rendre hommage à Diane Dufresne, Marco Calliari a sollicité les services de la chanteuse Petra Magoni du duo italien Musica Nuda. «Je voulais vraiment des collaborations avec des artistes d'Italie», avoue le chanteur. Ainsi, les relectures de Y'a pas grand chose dans l'ciel à soir et de La Bienséance sont passées par le filtre 100 % rital du groupe I Matti delle Giuncaie et de Peppe Voltarelli.
«Un cirque ambulant»
Marco Calliari a repris la route avec un spectacle tout neuf... et en très bonne compagnie, selon ses propres observations. «J'ai trois femmes avec moi. Elles sont hallucinantes. On a tous décidé de prendre plus de charges musicales. Ça donne des résultats vraiment beaux. Les filles sont partout sur scène», lance le musicien, qui partage les planches avec Isabelle Verville, Julie Houle et Amélie Poirier-Aubry. Loin de la formule rock classique, le groupe mise sur une base de guitare, d'accordéon, de trompette et de tuba.
«Ç'a l'air d'un petit cirque ambulant», décrit le chanteur, qui s'arrêtera au Grand Théâtre le 20 février. «J'aime faire autre chose que la masse, ajoute-t-il. Je n'ai rien contre le drum, la basse et la guitare, mais il y a autre chose. Mon instrument, c'est la guitare. Il va toujours y en avoir. Mais il y a autre chose. Et les gens m'en parlent! Ça m'arrive d'entendre des spectateurs dire qu'ils n'avaient jamais vu de tuba. C'est le fun, je les sors de leur zone de confort et ils sont contents de vivre quelque chose de nouveau!»
Vous voulez y aller?
Qui : Marco Calliari
Quand : 20 février à 20h
Où : Grand Théâtre
Billets : 35,50 $ et 37,50 $
Info : 418 643-8131