«Quand je suis alléau Championnat du monde,c'était avec les meilleurs joueursdisponibles à ce moment-là.Ici, ce sont les meilleurs possible,point final. Du talent, il y en a enmasse. Juste à la ligne bleue,un très bon défenseur seralaissé de côté à chaque partie,ça veut tout dire»- Marc-Édouard Vlasic

Marc-Édouard Vlasic apprécie déjà les JO

Il n'en est pas à sa première présence au sein de l'équipe canadienne. En 2009 et 2012, Marc-Édouard Vlasic a participé au Championnat mondial pour le Canada, mais rien ne se compare à ce qu'il s'apprête à vivre.
«Les Jeux olympiques, c'est une coche au-dessus des Mondiaux. C'est le top», avouait le joueur des Sharks de San Jose, hier, au terme d'une séance d'entraînement de la formation la plus épiée par la meute journalistique en prévision du premier match, contre la Norvège, jeudi à midi (heure du Québec).
L'ancien arrière des Remparts de Québec y complétait une paire de défenseurs avec Drew Doughty, des Kings de Los Angeles. Sur la glace, on ne voyait que la crème de la crème.
«Quand je suis allé au Championnat du monde, c'était avec les meilleurs joueurs disponibles à ce moment-là. Ici, ce sont les meilleurs possible, point final. Du talent, il y en a en masse. Juste à la ligne bleue, un très bon défenseur sera laissé de côté à chaque partie, ça veut tout dire», observait celui dont le nom figure présentement parmi le groupe de six défenseurs réguliers.
Loin des feux de la rampe
Membre de l'édition 2005-2006 des Remparts ayant remporté la Coupe Memorial, le natif de Montréal fait sa marque dans la LNH, loin des feux de la rampe. En raison de sa présence sur la côte Ouest, les amateurs de hockey de l'Est n'ont pas la chance de le voir souvent à l'oeuvre, à moins de veiller tard. Il ne voit cependant pas sa participation aux Jeux olympiques comme un moyen de mousser sa popularité.
«Je l'ai déjà fait, les joueurs de la Ligue et les entraîneurs me connaissent. La notoriété ne me dérange pas, je suis un gars plutôt silencieux et discret, je fais ce que l'entraîneur me demande, j'aide mon équipe à gagner et c'est ce qui m'importe le plus», indiquait-il en appréciant déjà l'expérience qu'il vivra.
«Juste le fait d'être ici, de voir les autres athlètes, c'est quelque chose. Oui, nous sommes ici pour faire notre travail, pour gagner, mais je veux aussi savourer le moment et en profiter parce qu'il s'agira peut-être de ma seule participation aux Jeux olympiques.»
L'ancien numéro 44 des Remparts ajoute donc une ligne à son curriculum sportif. Il devient le deuxième joueur développé par les Remparts à porter l'uniforme rouge, blanc et noir après Simon Gagné, médaillé d'or en 2002 et athlète olympique déçu en 2006. Alexander Radulov, qui avait largement contribué à la conquête de la Coupe Memorial (2006), est aussi au rendez-vous olympique sous le drapeau russe.
«Ça fait longtemps que je n'ai pas vu Radu, on va sûrement se croiser dans le tournoi, peut-être même en finale. Mais si c'est avant, ça ne sera pas grave en autant qu'on se rende jusqu'au bout. Tant qu'à être ici, aussi bien viser la médaille d'or», soulignait celui qui, en soirée, a assisté à la victoire de 3-2 de l'équipe féminine canadienne contre leurs rivales américaines.
Sa femme, Martine, et ses parents l'accompagnent à Sotchi en dépit des craintes liées à la sécurité. Plusieurs familles des joueurs de l'équipe ont choisi d'être prudentes et de rester à la maison.
«On ne voulait pas manquer ça. Les Jeux, c'est peut-être une occasion qui ne se présentera qu'une fois dans ma carrière», disait celui qui garde un lien étroit avec Québec car il y passe une partie de l'été.
Drew Doughty, une vieille connaissance
L'adaptation à un nouveau partenaire de jeu ne sera pas un problème pour Marc-Édouard Vlasic. Après tout, il a déjà formé un duo avec Drew Doughty, son adversaire aussi basé en Californie.
«On a évolué ensemble au Championnat du monde, il y a cinq ans, ça avait bien été. On se connaît bien, on joue souvent l'un contre l'autre. Je pense que l'on se complète bien, il y a déjà une bonne chimie entre nous», confiait l'arrière des Sharks.
Vlasic sera bien sûr utilisé dans un rôle défensif avec l'équipe canadienne, tandis que le joueur des Kings devrait voir de l'action en avantage numérique. Peu importe ce que les entraîneurs décident, Vlasic est prêt à toute éventualité. «Je ne savais pas quel rôle on me donnerait en arrivant ici, mais ils m'ont choisi pour une raison et c'est ce qu'on me demandera. Je suis vraiment excité, ça fait trois jours qu'on se prépare, j'ai hâte que ça commence.»
Vlasic s'estime privilégié de faire partie d'un contingent de hockeyeurs aussi relevé. Le tournoi n'est même pas encore commencé que déjà, Vlasic trouve le niveau d'exécution très rapide.
«Jouer contre des gars de ce niveau, c'est impressionnant. Il s'agit des meilleurs. Il y a déjà une belle ambiance dans l'équipe, plusieurs jouent ensemble dans la LNH. Pour deux semaines, nous sommes des amis, après, ça reviendra comme avant. J'ai rêvé de remporter la Coupe Stanley, mais de représenter son pays aux Jeux olympiques, je pense pas que tu puisses avoir mieux.»