La mairesse sortante de Saint-Ludger, Diane Roy, pourrait être forcée de demeurerquelque temps en poste, si personne ne présente sa candidature lors du deuxième appel.

Mairie cherche candidats à Saint-Ludger

Le poste de maire n'a pas la cote à Saint-Ludger, en Beauce. La municipalité de 1200 âmes n'a pas de candidat à la mairie, à moins de trois semaines du scrutin.
La mairesse sortante, Diane Roy, ne pensait pas prolonger son mandat amorcé en 2009. À 61 ans, elle voulait «passer à autre chose», a-t-elle dit en entrevue au Soleil.
Or elle devra possiblement continuer de tenir les rênes de sa ville, puisque aucune candidature n'a été déposée au Directeur général des élections pour occuper son poste. «On ne voit pas ça souvent, c'est assez unique. C'est pas qu'on est fiers de ça...», a-t-elle affirmé, un peu découragée.
Après le premier appel de candidatures, qui se terminait le 4 octobre, la municipalité en lancera un second du 18 octobre au 1er novembre, tel que le prévoit la Loi sur les référendums et les élections dans les municipalités.
Si personne ne se montre intéressé, Mme Roy devra rester en poste jusqu'à ce que quelqu'un soit élu ou encore nommé par le ministère des Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du territoire (MAMROT). C'est la loi. «Le mandat d'un élu se termine quand il est remplacé», a expliqué Émilie Lord, porte-parole au MAMROT. Mme Lord a indiqué qu'il était «très rare» que le ministre ait à s'interposer et que les mécanismes électoraux étaient privilégiés. S'il n'y avait qu'un seul candidat officiellement enregistré, il serait élu dès la fin de la mise en candidature.
Quatre des six postes de conseillers ont été pourvus par acclamation - sans opposition - à Saint-Ludger. Deux sièges ont plus d'un candidat, nécessitant une élection. Mais personne ne veut être maire.
«Des journées de 14 ou 15 heures»
Selon Mme Roy, le poste est «exigeant» et demande des sacrifices. «Ce sont des journées de 14 ou15 heures», a-t-elle souligné, précisant qu'elle devait travailler à la ferme familiale tout en gérant la ville au cours des quatre dernières années.
Huguette Robert, conseillère élue par acclamation, estime elle aussi que la tâche de maire «est lourde» et peu chère payée. «Ce n'est pas très payant. Le maire de Saint-Georges est plus payé, et ce sont les mêmes réunions», a dit Mme Robert, spécifiant toutefois que le nombre de cas à régler était moins élevé dans une petite municipalité comme Saint-Ludger.
Contacté par Le Soleil, le ministre des Affaires municipales, Sylvain Gaudreault, n'a pas souhaité faire de commentaires sur l'échelle salariale des maires.
La rémunération des premiers magistrats des villes est prévue à la Loi sur le traitement des élus municipaux. Le salaire annuel est fixé par règlement du conseil municipal ou encore en fonction du nombre d'habitants de la municipalité.
Lors de la dernière campagne électorale municipale, huit municipalités du Québec s'étaient retrouvées sans maire, alors qu'une cinquantaine de postes de conseiller avaient été laissés vacants, selon des données fournies par le MAMROT.