Luc Cauchon

Luc Cauchon s'introduit sans accès dans les bureaux de CKOI

Après avoir perdu son micro à l'émission du matin de la station CKOI, la semaine dernière, l'animateur Luc Cauchon a fait des vagues. Celui qui se spécialise dans la «cascade radiophonique» s'est filmé en train de s'introduire sans les accès requis dans les bureaux de CKOI, aux petites heures du matin, pour aller récupérer sa cafetière et remettre sa carte d'accès.
Dans la vidéo, qu'on trouve encore sur Internet même si le principal intéressé l'a retirée de son compte YouTube, on le voit entrer en studio alors qu'une animatrice est en ondes, prendre sa cafetière et quitter l'immeuble à la hâte. L'intrusion n'a évidemment pas été appréciée par les employés de CKOI en poste.
Luc Cauchon, lui, soutient avoir été «honnête dans sa façon de faire» et ne regrette pas son geste. «On m'a demandé d'aller porter la carte, je suis allé la porter, mais d'une manière à la Luc Cauchon, qui est spectaculaire. Ma job, c'est de faire jaser. Il n'y avait rien de méchant là-dedans, je voulais seulement montrer et affirmer que maintenant, je suis libre de mes dires et de mes actions», affirme-t-il. Surtout, il dit ne pas avoir l'intention de s'acharner sur CKOI.
Une mise en demeure sur les épaules, Luc Cauchon n'en a pas beaucoup révélé, mais visiblement, la séparation d'affaires ne s'est pas faite sans heurts. L'animateur, qui était en poste depuis deux ans, s'est fait connaître notamment en se faisant tatouer le visage de Régis Labeaume sur une fesse et en se présentant à la mairie de Lévis aux dernières élections. Il se décrit comme un stuntman, «quelqu'un qui fait des cascades radiophoniques pour mettre le focus sur l'émission et la radio en tant que telles».
Il s'estime très choyé d'avoir trouvé rapidement une place dans l'équipe du matin de Radio X2. «Je regarde vers l'avant et je vais faire tout ce qu'on m'a refusé à CKOI, en respectant trois règles : pas de vulgarité, pas de sacres à outrance, et je ne rirai pas du monde», a affirmé Luc Cauchon.
Leclerc Communications, qui possède à Québec les stations CKOI et WKND, a préféré ne pas commenter publiquement l'affaire. Le vice-président, Jean-François Leclerc, a souligné que c'était un geste «inacceptable». «On ne l'a pas pris à la légère», a-t-il assuré.