Louis-Jean Cormier: «Célébrons les Plaines en français»

Monter sur la scène des plaines d'Abraham après Lady Gaga et avant Billy Joel ne met pas plus de pression qu'il faut sur les épaules de Louis-Jean Cormier. S'il dit avoir mis les efforts nécessaires pour remplir le site - de musique et de festivaliers! -, l'auteur-compositeur-interprète voit surtout une opportunité à saisir : «Célébrons les plaines d'Abraham en français. C'est nécessaire!» a-t-il lancé dimanche.
En point de presse, Louis-Jean Cormier a tenu à souligner l'importance pour les organisateurs du FEQ de continuer à faire une juste place à la chanson en français sur la scène principale.
En point de presse, le musicien a tenu à souligner l'importance pour les organisateurs du Festival d'été (FEQ) de continuer à faire une juste place à la chanson en français sur la scène principale. «Je pense que c'est un geste essentiel, et là je ne parle pas de m'engager moi, mais d'avoir dans la programmation du FEQ une belle vitrine francophone. C'est beau d'avoir les stars planétaires, mais [c'est important] aussi de laisser cet habitat extraordinaire à des projets francophones.»
Sur 11 soirs de festivités, seules deux têtes d'affiche francophones ont été retenues pour la grande scène des Plaines : le spectacle-hommage à Félix Leclerc présenté en ouverture et celui de Louis-Jean Cormier et ses invités attendu lundi soir.
«Moi, ça ne me met pas de pression, explique celui-ci. Je suis un amoureux des mots et de la langue. Je me fais un peu malgré moi le porte-étendard de la poésie. Ç'a l'air gros ce que je dis là, mais c'est en toute humilité. J'aime Gaston Miron. J'ai fait les Douze hommes rapaillés, entre autres», note le musicien d'expérience, que plusieurs ont découvert cette année au concours télévisé La voix, où il a joué le rôle de coach. «Essayer de chanter du Félix Leclerc à TVA à heure de grande écoute, c'est une autre affaire, ajoute-t-il. Mais je ne vois pas les Plaines comme quelque chose d'intimidant... Je me sens à l'aise. Je ne le vois pas comme un défi, ça va être une célébration de la langue française. Pour moi, ce l'est chaque soir.»
Plusieurs invités
Louis-Jean Cormier a précisé dimanche ce qu'il réservait aux festivaliers pour lundi soir. On savait déjà qu'il avait convié Marie-Pierre Arthur, Ariane Moffatt et Lisa LeBlanc à monter sur scène avec lui. Celles-ci formeront pendant un moment un «groupe de filles» : Arthur à la basse, Moffatt à la batterie et LeBlanc à la guitare. Martin Léon viendra faire son tour et le pianiste Alex McMahon se joindra à la formation habituelle de Cormier (Marc-André Larocque, Guillaume Chartrain, Adèle Trottier-Rivard et Simon Pedneault). D'autres surprises vont s'ajouter au programme, selon la metteure en scène du spectacle, Brigitte Poupart. 
Par ailleurs, l'artiste visuel Fabrice Landry participera à la soirée sur les Plaines en créant une oeuvre en direct. Celle-ci sera mise aux enchères au profit de l'organisme Les porteurs de musique.