Long délai de sauvetage: ni les pompiers ni les policiers ne seraient en cause

Policiers ou pompiers, motoneiges ou non, les délais pour secourir Nancy Daigneault seraient restés inchangés, selon le Service de police de la Ville de Québec (SPVQ).
Le SPVQ invoque tout d'abord le fait que Nancy Daigneault se trouvait hors des sentiers, ce qui explique en partie sa douloureuse attente, la jambe cassée.
«Ça complique la tâche pour trouver la personne. Les gens doivent être conscients qu'ils s'exposent à un risque lorsqu'ils sortent des sentiers patrouillés», a affirmé François Moisan, porte-porte officiel de la police de Québec.
Ce dernier a confirmé que le récit de Mme Daigneault était tout à fait crédible, mais il n'était pas convaincu de l'utilité des motoneiges pour accélérer le processus dans ce cas précis. «Il a fallu se rendre à pied, car l'endroit n'était pas accessible en motoneige», a-t-il mentionné après avoir consulté le rapport d'opération produit par le lieutenant en devoir le jour de l'incident. «Il a fallu beaucoup de temps pour la localiser.»
Une fois la femme blessée aperçue par un policier, le SPVQ a jugé qu'il était impossible de la sortir de sa position sans l'aide du groupe d'intervention GRIMP du Service de protection contre l'incendie.
Offre de service
Une procédure qui semble s'accorder avec l'offre de service établie par la Ville de Québec lors des sauvetages hors du réseau routier.
Cette offre de service a d'ailleurs été officialisée et publiée le 21 novembre  à la suite d'un rapport du Bureau de la protection du citoyen publié au printemps.
Le rapport recommande aux municipalités qui désirent offrir des services de sauvetage - elles ne sont pas obligées de le faire - d'établir un plan pour «qu'il y ait un partage clair des responsabilités entre les ambulanciers, les pompiers et les policiers».
Le document de la Ville de Québec confirme que le SPVQ doit gérer les opérations en milieu terrestre et qu'il en détient le matériel et les équipements nécessaires. En cas de sauvetage terrestre, le document ajoute que les pompiers interviennent seulement «à la demande et sous la coordination du SPVQ lors d'une intervention en milieu terrestre» et que l'effectif est «réparti, si la situation l'exige, lorsque les victimes ont été localisées».
Les sauvetages en milieu nautique sont toutefois de la juridiction des pompiers de Québec.