Dustin Johnson sera à surveiller cette semaine à l'Omnium des États-Unis.

L'Omnium des États-Unis taillé sur mesure pour Johnson

Un an après son premier succès en grand chelem, le numéro un mondial Dustin Johnson remet son titre de l'Omnium des États-Unis en jeu à partir de jeudi sur l'exigeant parcours d'Erin Hills (Wisconsin), où l'athlétique golfeur américain pourrait faire des ravages.
Avec ses 7741 verges, le parcours d'Erin Hills, non loin de Milwaukee, est le plus long jamais sélectionné par la Fédération américaine de golf (USGA) pour accueillir l'Omnium des États-Unis. Il est donc taillé sur mesure pour les «gros bras», capables d'envoyer des coups de départ surpuissants, ce qui ravit d'avance Johnson.
«J'aime vraiment beaucoup les parcours difficiles, cela me permet d'être plus concentré et de mieux jouer. Je ne sais pas pourquoi, mais j'aime bien pouvoir me dire que faire la normale sur un trou est une bonne performance», a-t-il expliqué.
Et comme si ce n'était pas suffisant, Erin Hills, dont les deux premiers et deux derniers trous sont des normales 5 de plus de 600 verges, est balayé constamment par de fortes rafales de vent et met les nerfs à vif avec ses verts compacts. «C'est tout simplement un tournoi extrêmement compliqué à remporter», a résumé Johnson.
L'Omnium des États-Unis réussit plutôt bien à l'Américain, qui célébrera ses 33 ans le 22 juin. Il était passé tout près du titre en 2015 à Chambers Bay, mais avait craqué sur le dernier trou et laissé la victoire à son compatriote Jordan Spieth. Il a ensuite remporté l'édition 2016 avec trois coups d'avance.
Depuis son sacre, le gendre de Wayne Gretzky est entré dans une autre dimension. Il a remporté cinq titres, dont trois comptant pour le Championnat du monde, les plus cotés après ceux du grand chelem, ce qui l'a propulsé à la première place mondiale en février. Il est aussi à la recherche d'une revanche en grand chelem. En avril, il avait dû faire une croix sur le Tournoi des maîtres, le premier tournoi majeur de l'année, après une chute dans des escaliers, la veille du coup d'envoi.
Gare à la nouvelle génération
L'Omnium des États-Unis de 2017 pourrait consacrer l'émergence de la nouvelle génération, incarnée par l'Espagnol Jon Rahm, qui, comme Johnson, frappe fort et loin. «Ce parcours convient très bien à mon jeu, il faut de la puissance et de la précision, c'est un tournoi que je peux gagner», a assuré l'Espagnol, déjà 10e mondial à 22 ans.
Rahm peut être optimiste. Les six derniers tournois du Grand Chelem ont été remportés par des joueurs en quête de leur premier titre majeur.