Dans sa plateforme électorale dévoilée samedi, Pauline Marois s'engage «à réaliser la souveraineté du Québec à la suite d'une consultation de la population par référendum».

Livre blanc sur l'avenir du Québec: plus tôt que tard

Le livre blanc sur l'avenir du Québec promis par Pauline Marois devra être prêt au plus tard un an après l'éventuelle réélection d'un gouvernement du Parti québécois.
Telle est la volonté exprimée à l'interne par la première ministre sortante, Pauline Marois, selon des informations obtenues par Le Soleil. Mme Marois aurait demandé à ce qu'on fasse diligence avec ce document, qui devrait par la suite être soumis à une vaste consultation populaire.
Mme Marois refuse jusqu'ici de fixer publiquement quelque échéancier que ce soit pour le dévoilement de ce livre blanc. Elle se contente d'indiquer qu'il sera publié pendant le prochain mandat si son parti est reporté au pouvoir.
Dans sa plateforme électorale dévoilée samedi, le Parti québécois s'engage «à réaliser la souveraineté du Québec à la suite d'une consultation de la population par référendum», lequel sera «tenu au moment qu'il jugera approprié». Il s'engage aussi à «préparer un livre blanc sur l'avenir politique du Québec et à le soumettre aux Québécoises et aux Québécois pour consultation», sans fournir plus de détails.
Selon l'élan
À ce stade-ci, la chef du Parti québécois n'a pas décidé que ce livre blanc devra absolument être dévoilé moins d'un an après son éventuelle réélection. Mais Mme Marois voudrait qu'il soit prêt pour s'en donner la possibilité - si elle devait estimer en temps et lieu que l'élan politique commandait qu'elle agisse plus tôt que tard sur ce front.
Le Comité sur la souveraineté qu'elle a formé en février 2012 sera mis à contribution. Ses membres participeront à la réflexion et à la rédaction.
Le constitutionnaliste Henri Brun, qui y siège, croit que le travail à venir peut être accompli en quelques mois s'il le faut.
Pauline Marois a annoncé le mois dernier qu'un second gouvernement dirigé par elle ferait le point sur les avantages et les désavantages de la situation du Québec au sein du Canada et de celle qui serait la sienne s'il était indépendant. Elle avait joué les équilibristes.
Le ministre de l'Enseignement supérieur, Pierre Duchesne, avait parlé, lui, d'un exercice de «pédagogie» sur la souveraineté. Son collègue des Affaires intergouvernementales, Alexandre Cloutier, avait déclaré que le livre blanc illustrerait les «échecs» du fédéralisme canadien.