Litige entre la Ville et les pompiers: frais d'avocats de 295 000 $

La facture des frais d'avocats grimpe encore dans le litige qui oppose la Ville de Québec à ses pompiers sur la désyndicalisation des lieutenants et des capitaines. La Ville injecte 50 000 $ de plus pour un montant total de près de 295 000 $ jusqu'à maintenant.
Le comité exécutif a entériné mercredi une demande pour payer 50 000 $ de plus en honoraires à la firme Cain Lamarre Casgrain Wells qui représente la Ville devant la Commission des relations de travail (CRT).
L'Association des pompiers professionnels de Québec s'oppose à la transformation de 76 postes de syndiqués en postes-cadres. Il s'agit d'un point majeur de la réorganisation du Service de protection contre l'incendie amorcée en 2010.
Cette dépense supplémentaire porte à 294 905 $ les frais d'avocats payés par la Ville dans cet épineux dossier.
Le litige devant la CRT n'est pas le seul qui piétine. Plus globalement, les négociations pour la convention collective des pompiers, sans contrat de travail depuis le 31 décembre 2006, entraîne aussi d'importants frais. La Ville a aussi payé jusqu'à maintenant près de 550 000 $ à la firme d'avocats Dunton Rainville depuis le début de l'arbitrage.
S'ajoute à cela la controverse créée par une enquête administrative lancée sur des pompiers qui, lors d'une formation à motoneige, ont aidé une automobiliste coincée dans la neige. Autant de dossiers dans lesquels Régis Labeaume estime que le syndicat «ment» et «dit n'importe quoi».
Du côté syndical, on blâme la Ville pour les frais juridiques qui s'accumulent. «On a gagné dans ce dossier-là, mais la Ville a été en appel. Les frais, c'est la Ville qui les provoque et au bout du compte, ils vont nous accuser de coûter cher», dénonce le président de l'Association des pompiers professionnels de Québec, Éric Gosselin.