La glace rend les recherches difficiles.

L'Isle-Verte : enquête publique réclamée

L'Association des chefs en sécurité incendie du Québec réclame la tenue d'une enquête publique sur la tragédie qui a coûté la vie à 32 personnes la semaine dernière à la résidence pour aînés du Havre, à L'Isle-Verte.
«Quelles sont les applications qui pourraient être mises en place pour éviter que ça se reproduise?» Le vice-président de l'Association, André Bonneau, sait pertinemment que sa question ratisse large, d'où, croit-il, la nécessité d'une enquête publique.
Même s'il ne veut supposer de rien, il soutient qu'une enquête lèverait le voile sur certains aspects du drame lui-même. «Est-ce qu'il y avait des gicleurs ou non? Est-ce que les pompiers avaient le nombre nécessaire de personnes pour intervenir de façon efficace? S'il y a eu une lacune, ça va permettre de l'identifier», lance-t-il.
Selon lui, une enquête permettrait aussi d'émettre des recommandations sur divers sujets liés à la sécurité incendie dans les résidences pour aînés. Il pense notamment aux normes sur la protection incendie : gicleurs, système d'alarme, personnel de surveillance; aux activités de prévention, comme les exercices d'évacuation et la sensibilisation auprès des résidents; et enfin l'organisation des services dans les MRC.
Ce dernier point fait déjà l'objet de discussions avec le ministère de la Sécurité publique. «Actuellement, les services travaillent trop en vase clos», observe M. Bonneau. Il imagine plutôt une structure dans laquelle les municipalités d'une MRC travailleraient en collaboration plus étroite.
«Par exemple, elles pourraient se partager les services d'un enquêteur. Plus encore, le service d'incendie d'une municipalité pourrait intervenir le premier même si le feu est dans une municipalité voisine. Ça dépend toujours de quelle caserne est la plus près du foyer d'incendie», conclut le vice-président.