Le 6 mai, Philippe Asselin s'est vu décerner le Prix de la relève 2015 de l'Ordre des infirmières et infirmiers du Québec.

L'infirmier porteur d'espoir

Le 6 mai, Philippe Asselin s'est vu décerner le Prix de la relève 2015 de l'Ordre des infirmières et infirmiers du Québec. Cette distinction soulignait sa détermination pour améliorer les soins infirmiers en santé mentale.
Il y a 10 ans, lorsqu'il a commencé sa carrière, il est entré à l'Hôtel-Dieu de Lévis en chirurgie et en santé mentale. Son intérêt pour la santé mentale s'est développé peu à peu. «Je sentais que comme infirmier, je pouvais faire une différence.»
L'infirmier s'est ensuite attardé à la prévention du suicide. «C'est une clientèle qui m'a particulièrement touché. Il y a beaucoup d'espoir. Des fois, il y a des difficultés, mais il y a toujours une porte de sortie.»
«L'infirmière est une professionnelle clé dans la prévention du suicide, indique-t-il. Elle peut autant évaluer la condition physique que mentale. Ensuite, elle va adapter son type d'intervention en fonction du patient [...] Des fois, elle va augmenter la surveillance auprès de l'usager, elle va faire des interventions pour lui redonner espoir.»
Philippe Asselin a donné de nombreuses formations sur l'évaluation de la condition mentale. C'est une étape essentielle avant de déterminer le type d'intervention qui devrait être appliqué.
La marche à suivre varie en fonction de la personne et du risque qu'elle présente, mais aussi en fonction du milieu où elle se trouve. Aucun patient, aucune situation n'est identique, rappelle Philippe Asselin, qui rappelle que l'intervention doit être personnalisée.  
«C'est beaucoup d'écoute et de soutien. C'est central à notre profession», dit-il.
<p>Camille Ouellet-Proulx vient tout juste de terminer ses études universitaires. Celle qui travaille maintenant au CHU de Québec s'est engagée à encourager les jeunes à choisir les sciences infirmières.  </p>
Devenir un agent de changement
Camille Ouellet-Proulx vient tout juste de terminer ses études universitaires. Celle qui travaille maintenant au CHU de Québec s'est engagée à encourager les jeunes à choisir les sciences infirmières.  «En tant que présidente de l'association étudiante, j'ai la promotion de la profession à coeur. On essaie de rendre les étudiants proactifs, pour qu'ils développent une conscience critique par rapport à la profession, explique-t-elle. On souhaite tous être un agent de changement.»
Camille Ouellet-Proulx se prononce en faveur du baccalauréat obligatoire pour les infirmières. Avec son association étudiante (Association des étudiants et étudiantes en sciences infirmières de l'Université Laval), elle a réalisé une vidéo de deux minutes pour promouvoir le rehaussement de la formation des infirmières.
«Il y a un besoin pour que les soins soient davantage donnés dans la communauté. Les infirmières bachelières sont mieux outillées pour faire face à ces problématiques-là. On a toutes sortes de connaissances et de compétences qui nous permettent de développer notre jugement critique et notre jugement clinique», croit Mme Ouellet-Proulx. 
Au moment de faire son choix de carrière, elle a constaté la diversité des milieux de carrière qui s'offrait à elle après le baccalauréat. Mais surtout, «les sciences infirmières semblaient être un choix indiqué pour permettre de prendre soin et d'améliorer la santé des populations».