La skieuse Lindsey Vonn, en larmes après l'arrivée, a remporté en championne la descente de Garmisch-Partenkirchen, samedi.

Lindsey Vonn gagne dès sa deuxième course

Une blessure grave, un an d'efforts pour revenir et une victoire dès sa deuxième course! La skieuse Lindsey Vonn, en larmes après l'arrivée, a remporté en championne la descente de Garmisch-Partenkirchen, samedi.
«Yeaaah»! D'abord l'adrénaline, et le cri strident lorsqu'elle s'effondre dans l'aire d'arrivée, en découvrant son temps sur le tableau d'affichage. Puis l'émotion, et les larmes, lorsque ses concurrentes viennent l'étreindre, pour la féliciter de ce retour parmi elles.
«C'est incroyable, je ne trouve pas les mots. J'ai déjà beaucoup pleuré et un peu dansé», raconte-t-elle quelques instants plus tard, en allemand. «J'ai franchi la ligne et j'ai vu la lumière verte [qui annonce une première place], je me suis juste couchée sur la neige, je n'arrivais pas à y croire», a ajouté l'Américaine de 32 ans.
«J'ai tout donné, ça a été difficile de trouver le courage. Je ne savais pas combien de temps il me faudrait pour revenir à mon niveau», a ajouté celle qui avouait récemment que cette convalescence avait été la plus difficile de sa vie, après une blessure du plateau tibial gauche à Soldeu (Andorre) en février 2016, suivie d'une lésion d'un nerf du bras droit à l'entraînement en novembre.
La descente autrichienne d'Altenmarkt la semaine dernière, tronquée et rendue irrégulière par les conditions de neige, n'avait donc été qu'un coup d'essai pour la quadruple vainqueur de la Coupe du monde, déçue, forcément, de sa 13e place. Sur la Kandahar de Garmisch, Vonn a pu montrer au monde qu'elle était redevenue la championne d'antan en devançant Lara Gut (à 15 centièmes de seconde) et Viktoria Regensburg (à 48 centièmes).
La native de Saint-Paul (Minnesota) totalise désormais 77 victoires en Coupe du monde, qui font d'elle la skieuse la plus titrée de l'histoire devant Annemarie Moser-Proell (62), à seulement neuf victoires du record absolu du Suédois Ingemar Stenmark (86).
Guay sixième à Kitzbühel
En Autriche, Érik Guay a pris le sixième rang de la mythique descente de Kitzbühel, en Autriche. Le Québécois a fini à 0,49 seconde du vainqueur, l'Italien Dominik Paris, et à seulement 0,16 seconde de la troisième marche du podium.
Le skieur de Mont-Tremblant ne semblait pas totalement satisfait de sa performance. «Une dure journée aujourd'hui, comme d'habitude», a-t-il mentionné à Canada Alpin. «La piste était éprouvante et cahoteuse et il fallait se battre sans retenue du début à la fin. Je n'ai pas skié aussi bien que j'aurais pu et c'est ce qui a fait la différence entre me retrouver sur le podium ou à l'extérieur du trio de tête.»
Paris est devenu le troisième Italien à l'emporter sur la légendaire piste autrichienne en cinq ans. Il a franchi le parcours ponctué de bosses et plutôt glacé de 3,3 km en 1:55,01 pour devancer respectivement de 0,21 et 0,33 centièmes de seconde les Français Valentin Giraud Moine et Johan Clarey.
Âgé de 27 ans, Paris, qui avait déjà gagné ce monument du ski alpin en 2013, a connu une fin de descente ébouriffante - notamment un schuss final mesuré à plus de 140 km/h - devant près de 60 000 personnes. «De la moitié jusqu'à la fin, c'était très bien», a déclaré l'Italien, qui a particulièrement bien négocié le dernier virage qui met les skieurs et le matériel à rude épreuve, avec une force centrifuge de 3,5 G (soit environ trois fois et demie leur poids) et un changement de direction qui envoie les skieurs vers la dernière ligne droite. Avec La Presse canadienne