François Bugingo

L'histoire de Bugingo «attristante», dit Péladeau

Pierre Karl Péladeau trouve «attristante» l'histoire de François Bugingo qui vient de tomber de toutes les tribunes médiatiques pour avoir inventé plusieurs reportages sur l'actualité internationale.
Dans un article retentissant, La Presse a dévoilé l'affaire. M. Bugingo a collaboré au fil des ans avec plusieurs médias, comme Radio-Canada, Le Devoir et Québecor. En fin de semaine, la radio 98,5 a suspendu sa collaboration afin de vérifier les allégations. Lundi, TVA, le Journal de Montréal et le Journal de Québec ont mis fin à tout lien.
Le chef du Parti québécois et actionnaire de contrôle de Québecor, propriétaire notamment de TVA et du Journal de Montréal, a affiché de la sympathie envers l'homme. «Je trouve ça attristant, a commenté M. Péladeau. Je le connais, François. Je l'ai croisé à plusieurs reprises.»
Pierre Karl Péladeau n'a pas voulu condamner sans réserve M. Bugingo. Il a mentionné un commentaire de l'animateur radiophonique montréalais Paul Arcand. «Je l'écoutais qui disait que c'était un professionnel qui n'avait pas besoin de ça. Il était très énergique. Il faisait un bon travail. Sa situation, a-t-il convenu, «est extrêmement délicate».
Il l'a défendu en mentionnant que tout le travail du pigiste n'est pas fabrication. «C'est quelqu'un qui connaissait quand même très bien et qui continue à connaître bien la situation internationale. A-t-il commis des actes répréhensibles? Il semble que ce soit le cas. Mais encore une fois, ce serait imprudent de commencer à faire son procès de façon définitive.»